Législatives
Kabadougou: un ministre face à deux dames
lebanco.net - Publié le: 13-12-2016 - Mise-à-jour le: 13-12-2016 - Auteur: Ben Kassamba
Kabadougou: un ministre face à deux dames
Samatiguila. Lundi 12 décembre 2016. Le top départ de la campagne pour les legislatives, donné par le président de la CEI, Youssouf Bakayoko a permis aux différents candidats de sillonner les villes et villages pour convaincre les électeurs. Ainsi dans la région de Kabadougou dont la capitale est Odienné, les candidats des différents groupes politiques et indépendants ont commencé à battre campagne dans une ambiance religieuse à cause de MAOULID célébré par la communauté musulmane dans la nuit du dimanche 11 à lundi 12 décembre 2016. Dans la circonscription 124 s'affrontent trois listes pour un siège à l'hémicycle. Un homme affronte deux dames : le ministre Koné Adama et son colistier Kourouma Amara de la liste du RHDP face à  l'indépendante Sylla Mariame et son suppléant Konaté Laciné et Diaby Mariame et son suppléant Sylla Youssouf de la liste du FPI conduite. Déjà sur le terrain la délégation du RHDP sillonne les villages et les communes pour sensibiliser les militants et les électeurs à choisir la liste de « Vivre Ensemble ».  Quant aux deux Mariame, elles sont en train d'affuter leurs armes. L'indépendante Mariame a commencé sa campagne à Tiémé sa ville d'origine et quant à son homonyme Mariame du parti de rose elle a fait de même en commençant à Samatiguila, sa ville natale. L'administrateur financier, Koné Adama, tête de liste du RHDP a parcouru dès l'ouverture de la campagne des localités comme : Neguela, Tourou Sirana, Mafelé, etc. pour appeler les électeurs à voter la liste houphouétiste.  Partout où il est passé l'enfant de Salonkorani dans la sous- préfecture de Samango, Koné Adama est rassuré par ses interlocuteurs d'être élu ''sans problème''. Interrogé sur les raisons de sa candidature, Koné Adama répond qu'il veut l'entente des habitants de sa circonscription électorale pour faire décoller le développement de la circonscription 124 comprenant : Kimbrila-Sud, Tiémé, Samatiguila, Samango, communes et sous-préfectures et Odienné et sous-préfecture. Chaque tête de liste et les membres du staff font mains et pieds pour rallier plus d'électeurs avant le samedi prochain 17 décembre date limite de la campagne électorale. Samatiguila étant Chef-lieu de circonscription 124 recevra tous les résultats de vote du dimanche 18 décembre 2016.
Ben Kassamba   
 
Rédigé par: KONE MAMADOU DE SIRANA   le: Jeudi 15 Décembre 2016
Nous avons tous appris avec joie les réalisations fait à SALOKOURANI et son environnent par le MINISTRE ADAMA KONE étant déjà directeur du trésor.Maintenant qu'il décide d'être député du peuple,on espère aussi qu'il en ferra tant pour les autres parties de la circonscription un peu éloigné de son village tel que sirana,neguela;touroni,kodougou.
Rédigé par: Quelqu'un d'avant   le: Jeudi 15 Décembre 2016
Ensuite on s'étonne que le ministère ne soit pas aussi fonctionnel et productif qu'il le devrait.... Mais si Mr le ministre est dans tous les coups à la fois !
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Jeudi 15 Décembre 2016
Voilà bien une chose qui prouve de manière éclatante que les ministres ne travaillent pas et qu'ils ne font rien. Leur poste ne suffisant pas pour les occuper, ils veulent aussi être députés, maires, président de conseils régionaux, etc. Voilà pourquoi l(Afrique ne se développe pas et que l'émergence n'est qu'une incantation sans effet.
Rédigé par: Moussa Kankan   le: Mercredi 14 Décembre 2016
Cette histoire de ministres qui veulent aussi être Député, PR de Conseil Régional, Maire et occupier toutes les hautes fonctions, n'arrange pas du tout la démocratie ivoirienne...Le cumul des postes et des mandats est absurde parce qu'on a beaucoup de talents au pays. Il y a beaucoup de femmes et d'hommes "capables" pour occuper tous ces divers postes de Maire, PR de Conseil Régional ou de Député. Un minister (tout seul) ne peut pas occuper (lui seul) tous ces postes et bien travailler pour la population. C'est une tromperie. A Abobo par exemple qui est une commune, non une "poubelle à ciel ouvert", on voit bien que cela ne marche pas avec le "ministre" Toungara qui est le "député-maire" d'Abobo. Abobo est la commune la plus sale et la moins bien entretenue du district d'Abidjan. On ne veut pas de cela au Kabadougou!
Rédigé par: Adama kone   le: Mercredi 14 Décembre 2016
Pour le futur President du pays,une experience legislative sera la bienvenue pour lui . Tu as le soutien moral de la diaspora et de Bouafle. Allah bless your victory au soir du 18 dec.
Rédigé par: Arthur Koffi   le: Mardi 13 Décembre 2016
On ne peut être partout à la fois, et on ne peut pas bien accomplir plusieurs fonctions et missions en même temps. Si je suis minister et porte-parole du gouvernement, ensuite maire, en tant que maire, je me dois 100% à ma commune et à ses administrés. Je dois être présent et/ou joignable à tout instant et cela est difficile, voire impossible si je suis ministre et porte-parole du gouvernement. Si je suis seulement président d'un Conseil régional, c'est pour m'occuper uniquement des affaires de la région. Si je suis député, c'est pour voter les lois après y avoir travaillé sérieusement en commission. Pour cela, je dois être présent à Abidjan au parlement au moins quatre jours par semaine, la fin de semaine suffit alors pour rencontrer les électeurs de ma circonscription. Le non-cumul des mandats inscrit en son sein le renouvellement de la classe politique. Le non-cumul des mandats est nécessaire si nous voulons vivre un renouvellement profond des responsables publics et l'accession aux responsabilités d'une nouvelle génération d'ivoiriens, avec des profils et des origines différents. Notre démocratie représentative a besoin de cette révolution.
Rédigé par: Sarah Konate   le: Mardi 13 Décembre 2016
Le cumul des mandats éloigne les citoyens de leurs élus et véhicule l'idée désastreuse de "l'homme politique providentiel". C'est le principe du toujours plus : ceux qui ont le plus de mandats (Ministre, Maire, PR de Région, Député) sont présumés (au sein de nos partis politiques) les meilleurs candidats pour la prochaine élection. Tout cela jette un discrédit sur l'action politique et sur les partis politiques. Le cumul des mandats engendre la confusion des rôles, la concentration des pouvoirs, la création de baronnies locales, les courtisans autour du cumulard, l'affaiblissement du parlement. Les débats politiques sont pollués par des enjeux externes au sujet traité, les décisions en sont faussées. Le cumul des mandats inscrit en son sein le renouvellement de la classe politique. Le non-cumul des mandats est nécessaire si nous voulons vivre un renouvellement profond des responsables publics et l'accession aux responsabilités d'une nouvelle génération d'ivoiriens, avec des profils et des origines différents. Notre démocratie représentative a besoin de cette révolution. Le cumul des mandats empêche le renouvellement de la classe politique ivoirienne.
Rédigé par: Aya de Yopougon   le: Mardi 13 Décembre 2016
N'importe quel ministre en Côte d'Ivoire veut de nos jours à la fois se faire élire député, ensuite président de conseil regional, maire et cumuler tous ces postes...(sans pour autant être un homme d'exception, la plupart du temps). Le seul avantage qui lui assurera les succès dans les différents scrutins, c'est son statut de ministre (riche des deniers publics collectés chez les contribuables-électeurs ivoiriens). L'ensemble des contribuables étant lui-même si appauvri qu'il devient "admiratif" et/ou envieux de la "richesse" soudaine du ministre qui deviendra aussi député, maire, président de conseil régional. Cette situation cumulative de ministre ou directeur général d'EPN avec les postes de député, maire et président d'une collectivité décentralisée compromet fortement la démocratie (ivoirienne), car il n'y a plus du tout de séparation des pouvoirs entre ceux d'une part qui votent les lois, et ceux qui les exécutent. Qu'est ce qui autorise donc le ministre à utiliser avantageusement (pour soi) les ressources publiques et son statut particulier (de membre du gouvernement) pour entrer en compétition avec les "autres" contribuables (candidats) dans des joutes électorales qui sont supposées démocratiques, justes, transparentes et ouvertes à toutes et à tous ? Rien d'autre que la "dictature" par les moyens inégaux que lui ont fourni son statut de ministre, de DG d'EPN, directeur de Cabinet... Soit la réglementation et le code des élections deviennent suffisamment équitables pour tout le monde, au point d'interdire au ministre, directeur général d'un EPN et société d'Etat d'atteindre un certain niveau de campagne (contrôle systématique des budgets de campagne et instauration d'un strict plafond des dépenses de campagne électorale), soit la loi devient catégorique pour interdire aux cadres de l'Exécutif de briquer certains postes électifs, car le cumul des mandats et des postes, c'est un abus, une absurdité et un paradoxe qui tuent la démocratie ivoirienne.