Côte d'Ivoire- Pollution de l'air par les gaz d'échappement(1 partie)
Causes et conséquences d'une pollution sans degré
lebanco.net - Publié le: 29-12-2015 - Mise-à-jour le: 29-12-2015 - Auteur: Emélis Gooré
Causes et conséquences d'une pollution sans degré
A  Abidjan comme partout dans le pays, depuis bien d'années, on note sur l'axe routier ivoirien la présence de plusieurs véhicules produisant des bruits assourdissants, rejetant des gaz d'échappement de couleur noirâtre mêlée à de la poussière. Voici le spectre auquel sont confrontés au quotidien les bronchites des usagers de la route en Côte d'Ivoire, qui respirent environ 3000 tonnes de gaz carbonique par jour. Sans que cela n'émeute les gouvernants. Lebanco.net dans le vibrion de la pollution de l'air par les gaz d'échappement.
Les causes de cette intoxication
A l'origine de cette situation incommode et déconcertante pour les usagers la voirie ivoirienne, se posent plusieurs facteurs. En effet, de 1960 à 2008, un rapport de l'office mondial de la population fait état d'un fort indicateur de croissance observé chez les pays en voie de développent. En Côte d'Ivoire, la croissance de la population s'est accrue de façon vertigineuse passant de 3. 474 .724 millions d'habitants en 1960 à 22.671.331 habitants millions d'habitants en 2014 selon le rapport de l'Institut National de Statistique (INS) de 2014. Ce qui a fort augmenté la demande en termes de couverture des besoins en transport à usage privé comme commercial. Autre cause majeure de la pollution par les gaz d'échappement, c'est le vieillissement du parc automobile ivoirien. La Côte d'Ivoire comme bon nombre de pays africains, souffre d'une obsolescence de son parc automobile, sérieusement en manque de sang de renouvellement. Sur la question le ministre ivoirien des transports, Gaoussou Touré a déploré, dans une interview en date du 24 décembre 2015, l'état  dudit parc auto à ce jour. « Le parc automobile ivoirien est chiffré à 398.000 véhicules. Il faut savoir que 80% de ce parc est vieillissant ». Une situation qu'il impute aux différents gouvernements qui se sont succédé en Côte d'Ivoire, dont le gouvernement actuel. Si bien que le paysage routier se trouve envahi par des véhicules en circulation  en  majorité âgés de 22 ans. Lesquels véhicules, sont des engins de fabrication de gaz à effet de serre. C'est d'ailleurs l'une des raisons de ce laisser-aller qui a soulevé le courroux du chef de l'État et a pris la pleine de décision d'un remaniement gouvernemental en janvier. Et il n'est pas évident que Gaoussou Touré soit à nouveau coaché par le président Ouattara pour remettre l'ordre dans ce secteur. Les statistiques du ministère de l'environnement indiquaient en 2010 que près de 364 millions de litres de gazole, provenant aussi des pays de l'inter land, sont consommés chaque année à Abidjan uniquement. Assertion soutenue par Émile Yah Kouassi, directeur général de la défunte Société Ivoirienne de Contrôle Techniques Automobiles (SICTA) aujourd'hui baptisée Centre des Gestions Intégrées (CGI). « Ces gaz d'échappement polluants constatés dans la circulation sont en partie dû au carburant de qualité douteuse vendu à tous les carrefours et sous les ponts d'Abidjan ».  Ce qui entraîne un rejet massif d'environ 3 000 tonnes de gaz carbonique chaque jour par les véhicules. Les 398 000 véhicules que compte présentement le parc auto ivoirien sont dus au renouvellement des parcs automobiles en Europe conformément aux recommandations issues des accords sur le climat, visant à l'atténuation des Gaz à effet de Serre. Ce qui a fait du coup de l'Afrique et de la Côte d'Ivoire en particulier un marché potentiel d'engins pollueurs. A toutes ces causes énumérées, il faut ajouter  la faiblesse des institutions étatiques ivoiriennes dont le comité de veille mis en place  par le décret 64-212 du 26 mai 1964 en son article 125 qui stipule que  « tout usager,  avant d'emprunter les voies ouvertes à la circulation routière doit faire une visite technique ». Ce laisser-aller n'a d'intérêt que pour ces usagers véreux qui loin d'une crainte punitive s'adonnent à cour joie à la pollution. En tout mal, il y a une cause et un effet. Mais aussi, pour le guérir il existe une action et réaction. Certainement que les structures de l'Etat mises en place pour lutter contre cet état de fait n'appliquent pas les actions punitives. Car craignant la réaction des usagers pollueurs. Mais à quand l'application de la résolution du ''pollueur payeur''  en Côte d'Ivoire. Laquelle résolution a été adoptée par l'organisation de coopération et de développement économique (OCDE) en 1972 ? « Sur environ (01) un million de véhicules en circulation en Côte d'Ivoire, seuls 340 mille véhicules ont fait une visite technique selon les statistiques » selon le responsable de l'ex Sicta. Question : Qui autorise les 660 mille autres à circuler sur nos voies routières ?
Emélis Gooré ( A Suivre)
 
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mercredi 30 Décembre 2015
"Abou Touré" je suis d'accord, il faut arrêter les véhicules qui fument et qui polluent. Mais il faut aussi arrêter de dire que la fumée polluante et qui pue c'est du CO2 !!! Par ailleurs, je ne suis pas si sûr que certains que la principale cause des changements climatiques soient le CO2, mais c'est un autre débat.
Rédigé par: Abou Touré   le: Mercredi 30 Décembre 2015
@Forestier de Lahou, après ce long développement, ce qui importe, il faut interdire toutes voitures qui fument de rouler sur nos routes. Le danger est si évident et important que Volswagen est condamné aux USA de falsification du système d'échappement de gaz, à payer plusieurs milliards de dollars d'amende. C'est dire l'importance de la protection de la population contre le CO2 et toutes les autres composantes. Inutile de faire des distinctions qui ne changent rien sur nos routes Au Maroc les grands taxis interurbains et inter quartiers sont des vielles Mercédès de plus de 30 ans. Cependant, vous ne les verrez jamais fumer, ni même quelques vieux gbakas desservant les villages. De même quand vous allez à Marrakech, vous voyez comme la ville est propre et bien fleurie. Nos maires et Ministre de l'environnement aiment s'y rendre pour les colloques, mais jamais, il leur viendrait à l'idée de demander les recettes à leurs homologues marocains. Pas plus loin de nous le Ghana est un exemple à suivre. On se contente de faire ici des discours pour plaire au PRADO. C'est tout, pour montrer qu'on travaille bien. L'agence de Salubrité dirigée par cette belle créature plus soucieuse de son look que du look de la ville. Le gouverneur du District et tous les maires d'Abidjan sont interpellés pour rendre la ville propre. Je pense que si le PRADO monte au créneau pour menacer les différents responsables de sanctions, vous verrez comment la ville va changer en une semaine.
Rédigé par: Akissi Delta   le: Mercredi 30 Décembre 2015
Le dioxyde de carbone (CO2) est un « gaz à effet de serre ». Il absorbe l'énergie solaire puis la libère dans l'atmosphère. Cet « effet de serre » maintient la Terre plus chaude qu'elle ne le serait en l'absence de ce processus. Il existe donc bien une relation claire entre les concentrations de CO2 atmosphérique et la température globale.
Rédigé par: Akobla   le: Mercredi 30 Décembre 2015
La pollution est causé par ce qui est dénoncé concernant tous les corbillards qui roulent en CI, mais pas que... Il y a au quotidien aussi d'autres activités qui polluent largement comme les fumoirs à poissons, viandes et autres, on y utilise du PNEU oui des pneus pour fumer nos futures bon bon poissons fumés que nous ingurgitons allègrement, brûler les saletés et ordures en pleine ville, quartiers,les eaux sales, usées et saturées en tout rejetées par les usagers lambdas déversés sur nos routes et les usines en tout genre mais surtout celles qui nous fabriquent produits chimiques (et comment en plus !) et types de peintures dont les composants sont scandaleux et criminels aucune surveillance niveau des fabrications locales dont le niveau en COV est dramatiquement ahurissant même car utiliser ces produits chez vous, met votre famille à moyen et long terme en danger surtout pour les enfants les plus fragiles toujours et les personnes âgées. Oui les gaz d'échappement sont ou semblent plus visibles mais si nous AVIONS UNE CONSCIENCE et UNE AUTRE MENTALITÉ surtout nous n'en serions pas à agir toujours de manière irresponsable quotidiennement. Chacun doit comprendre les enjeux de MIEUX TRAITER SON ENVIRONNEMENT et surtout de comprendre que c'est d'abord en commençant par nous mêmes, devant nos propres portes que de fil en aiguille nous pourrons changer et faire avancer les choses. Même si la corruption sévit telle une gangrène et à ce jour jamais enrayée il faut bien que pour que les agents soient corrompus il y ait aussi volontiers des CORRUPTEURS qui ne voulant pas PERDRE DU TEMPS pour leurs affaires PRÉFÈRE UTILISER LE CHEMIN LE PLUS COURT AU DÉTRIMENT DE TOUTE CONSIDÉRATION POUR L'ENVIRONNEMENT ET POUR LES AUTRES CITOYENS QU'ILS PERSONNALISENT AINSI. L'Égoïsme en Afrique et en Côte d'Ivoire est la CHOSE LA MIEUX PARTAGÉE. Quoiqu'on dise et fera rien ne changera si NOUS MÊMES NE VOULONS PAS CHANGER PROFONDÉMENT NOS MAUVAISES HABITUDES ET CESSER LA MAUVAISE FOI. Akobla
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mercredi 30 Décembre 2015
Il faut arrêter d'écrire n'importe quoi. LE CO2 N'EST PAS UN POLLUANT. C'est, avec la vapeur d'eau, le fruit normal de la combustion la plus complète, c'est à dire avec le meilleur rendement possible, des hydrocarbures. C'est aussi le produit de la, respiration des êtres vivants ! Malheureusement, c'est aussi un gaz à effet de serre, mais là aussi, "bien moins pire" que certains autres gaz que, volontairement ou non, on passe sous silence, comme par exemple les fluorocarbones (fréons), jadis utilisés dans les réfrigérateurs et désormais interdits, et le méthane, produit naturel de la fermentation (et de la digestion). Les vrais polluants venant de la circulation automobiles sont les oxydes d'azote (NOx), le monoxyde de carbone (CO) et les résidus d'hydrocarbures provenant des moteurs mal réglés (combustion incomplète), les métaux lourds (plomb) et molécules aromatiques imputables aux additifs des carburants, les oxydes de soufre dus aux carburants de mauvaise qualité (diésel), et enfin les particules fines provenant à la fois des carburants de mauvaise qualité et de l'usure des pneus sur les chaussées. Les conséquences en termes de santé sont principalement des maladies pulmonaires et respiratoires (bronchites...) et des cancers. Parmi les solutions, il faut veiller à la qualité des carburants, interdire l'usage des carburants d'origine douteuse (on se demande parfois si certains véhicules n'ont pas de l'huile de vidange dans leur réservoir ou consomment plus d'huile que d'essence...), interdire les mécaniciens de bord de route qui font n'importe quoi, rendre le contrôle technique plus sévère notamment au niveau pollution, et enfin, faire la chasse aux faux certificats de contrôle technique, qui sont à n'en pas douter, généralisés dans le transport de personne, quand on voit l'état des gbakas !!!
Rédigé par: Beugré Julien   le: Mercredi 30 Décembre 2015
Mais tous ces véhicules vont à la SICTA et en sortent avec la visite technique sans problème.
Rédigé par: Lago Tape   le: Mardi 29 Décembre 2015
La corruption (seule) explique que la majorité des taxis et des warren qui circulent sur nos routes en Côte d'Ivoire dégagent une grosse fumée noire polluante et sale quand ils roulent... Et pourtant, ils ont leurs papiers et "visite technique" et "contrôle des émissions" en règle...C'est un véritable scandale aussi que de voir circuler les cercueils ambulants que sont nos "gbakas" qui la nuit, ont tous des gyrophares pour se déguiser en ambulances ou en voitures de police/pompiers quand ces gbakas circulent la nuit...