936 milliards envoyés par les émigrés sénégalais en 2011
APS - Publié le: 28-12-2015 - Mise-à-jour le: 28-12-2015 - Auteur: APS
936 milliards envoyés par les émigrés sénégalais en 2011
Le Centre de recherche en économie et finance appliquées de Thiès (CREFAT) estime à 936 milliards de francs CFA, le montant des transferts des migrants sénégalais, en 2011, révèle le quotidien national Le Soleil dans son édition de ce samedi 26 décembre.

Le quotidien gouvernemental précise que ce chiffre a été dévoilé dans le cadre de l'étude sur les envois de fonds des travailleurs sénégalais, commanditée par la Direction de la monnaie et du crédit (DMC).

Cette étude a été menée, ''à travers une enquête nationale auprès des bénéficiaires de ces transferts et une étude internationale auprès des donneurs d'ordre''.

Citant l'enquête internationale, Le Soleil relève que ''les montants transférés sont estimés à 974 milliards, en 2013''.

''Le pourcentage des transferts passant par le canal formel est de 94 % alors que celui du canal informel est de 6 %'', constate le quotidien gouvernemental.

Latif Dramani, l'auteur de l'étude, souligne que les 936 milliards envoyés représentent ''13, 7 % du PIB, en 2011, un peu plus de sept fois les flux de l'investissement direct étranger'', pour la même année.
Rédigé par: Lago Tape   le: Mardi 29 Décembre 2015
Papus: Tu as en partie raison. Mais les "Western Union" fiancent aussi l'éducation et d'autres investissements productifs. S'il reste difficile d'évaluer précisément la part de chaque usage spécifique, selon les rapports de la BAD précédemment cités, les transferts d'argent en Afrique (de la part de la diaspora) seraient souvent utilisés pour la consommation courante, pour l'investissement dans un capital physique ou humain, pour des dépenses destinées à améliorer le bien-être et la productivité, incluant la santé, l'éducation et les technologies de l'information et de la communication. Ces dépenses serviraient également d'assurance contre les événements inattendus tels que les catastrophes naturelles, les famines, etc. Toutefois, les études menées auprès de foyers africains (Africa Migration Project) soulignent qu'une partie significative des transferts d'argent internationaux sert à acquérir des terres (24,8%pour le Nigéria*), construire une maison (25,7% pour le Burkina Faso*), entreprendre (21,7% pour le Nigéria*), etc. L'éducation est aussi un des postes de dépenses relativement importants. Dans les foyers africains qui reçoivent une aide de leur famille en Amérique ou en Europe, on compte ainsi substantiellement plus de membres ayant suivi une éducation secondaire et universitaire que dans les foyers n'ayant pas bénéficié d'une telle aide.
Rédigé par: Akissi Delta   le: Mardi 29 Décembre 2015
Selon la Banque mondiale, l'épargne de la diaspora, qui s'élève à 53 milliards de dollars par an, est supérieure aux envois de fonds annuels vers le continent et est principalement investie ailleurs. « Si l'on pouvait convaincre un membre de la diaspora sur dix d'investir 1 000 dollars dans son pays d'origine, l'Afrique collecterait ainsi 3 milliards de dollars par an pour financer le développement », ont écrit Dilip Ratha et Sonia Plaza dans le rapport 2011 de la Banque mondiale, La diaspora pour le développement en Afrique. De nombreux Africains vivant à l'étranger ont un profond sentiment d'attachement à leur pays d'origine et veulent contribuer à son développement. Selon le docteur Girma Tefera, président de l'Ethiopian-American Doctors Group (EADG), basé aux États-Unis, les professionnels appartenant à la diaspora ont un réel désir de changer les choses dans leur pays d'origine grâce à leur expertise et à leurs compétences.
Rédigé par: papus   le: Lundi 28 Décembre 2015
Les montants de ces transferts sont impressionnants,malheureusement ils n'ont pas un impact sur le developement economique des pays beneficiaires SENEGAL,MALI etc,,Ces fonds sont generalement injectes dans des investissements improductifs, mariages, funerailles,et baptemes, pire ils crees une dependance chronique des populations beneficiares qui n'attendent que ces transferts les fin de mois. Heureusement que les gouvernements du MALI et du SENEGAL ont mis en place une politique d'encadrenemt des ces fonds aussi une ville comme KAYES au MALI beneficie d infrastructures soci0-economiques ECOLES, HOPITAUX, POMPES VILLAGEOISES grace a l'argent de la diaspora
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 28 Décembre 2015
Selon la BAD, les envois de fonds vers l'Afrique sont estimés autour de 37 milliards de dollars en 2010, marquant un bond significatif par rapport à leur niveau de 1995 (un peu moins que 10 milliards de dollars) et ont dépassé l'APD. Ce chiffre est considérablement sous-estimé en raison de la prévalence des circuits informels de transferts de fonds. La réduction des coûts de remise ainsi qu'une transparence accrue dans les transactions bancaires pourraient augmenter les transferts officiels d'environ 3 milliards de dollars chaque année au-delà de la tendance», note le rapport. Sur la présomption que la titrisation des flux futurs des transferts de fonds peuvent générer un plus à gagner de 2 milliards de dollars chaque année pour les pays africains, le rapport a mis en évidence l'énorme potentiel des émissions obligataires estampillées Diaspora: «Historiquement, les émissions Diaspora ont largement contribué à renflouer les pays en temps de crise, voire, dans certains cas, à financer d'importantes initiatives de développement. Par nature, les émissions Diaspora sont souvent à long terme, avec rachat seulement après maturité, et coûtent relativement moins cher à l'émetteur. Il n'existe guère d'expérience en Afrique dans l'exploitation des bons de la diaspora, mais le potentiel est énorme. L'on estime que près de 10 milliards de dollars pourraient être recueillis levés chaque année rien qu'avec le seul argent de la diaspora.»