Éligibilité au MCC: Ouattara fait sauter le verrou de l'accès équitable à l'information à usage public
lebanco.net - Publié le: 11-12-2015 - Mise-à-jour le: 11-12-2015 - Auteur: Adam's Régis Souaga
Éligibilité au MCC: Ouattara fait sauter le verrou de l'accès équitable à l'information à usage public
"Appropriation par les journalistes professionnels de Côte d'Ivoire de la loi numéro 2013-867 du 23 décembre 2013 relative à l'accès à l'information d'intérêt public" est le thème du premier séminaire organisé par la commission d'accès à l'information d'intérêt public et aux documents d'intérêt public  (Caidp) et dont l'ouverture des travaux s'est fait par le ministre de la communication, Me Affoussiata Bamba Lamine. Ce jeudi 10 décembre à Abidjan-Cocody  (Riviera 2), les douze "commissaires" de la Caidp avec à leur tête le président de cette institution autonome, Kébé Yacouba, étaient face aux points focaux désignés par les organes de presse. Trois thèmes de communication animés par N'guessan Balle Brice, Dr Apkoué Brou et Gooré Bi Hué  ont permis aux séminaristes de mieux saisir l'esprit de la loi. Il faut dire qu'elle règle le souci d'une meilleure information du public par la presse et par lui-même. Les conditions après l'édiction en 1992 sous le Premier Ministre Alassane Ouattara de la loi sur le statut général de la fonction publique qui indique les conditions d'expression du fonctionnaire avec les médias ou le public, s'en trouvent clairement définies. Ainsi, le caractère écrit de la saisine et les délais légaux imposés à l'administration ou aux sociétés privés de service public sont-ils relevés. La loi édicte aussi les conditions limitatives de l'accès à des informations tout en précisant les sanctions qui découlent du refus ou du traitement erroné. Cette loi, faut-il le souligner était une des conditionnalités pour l'éligibilité de la Côte d'Ivoire au Millenium Challenge Corporation dont l'Assemblée générale se réunit bientôt. Toute chose qui a satisfait Gérard Amangoua représentant de Guy M'bengue Dg de l'APEXCI (Association pour l'exportation .) Pour Kébé Yacouba "le culte du secret demeure tenace". Gérard Amangoua a salué les efforts du gouvernement ivoirien pour avoir favorisé les conditions de l'évolution de l'indicateur "accès à l'information" "depuis trois ans". Le ministre de la communication a elle-même reconnu les difficultés d'accès à l'information d'intérêt public. La solution est la présente loi et la création de la Caidp qui formera les différentes couches socio-professionnelles à la bonne compréhension de cette loi. 
Adam's Régis Souaga
 
Rédigé par: Loethiers Mackan.   le: Vendredi 11 Décembre 2015
Mes frères qu'est-ce que vous n'avez pas encore compris? Ainsi marche notre chère Afrique. Du formalisme et rien que du formalisme.En Afrique, nous avons importé toutes les institutions républicaines pour les faire fonctionner à notre manière. Et comme les peuples aussi se contentent de ça, les régimes se frottent les mains. Ainsi l'à-peu-près et l'approximatif se developpent et deviennent chroniques.On se contente d'appeler multipartisme démocratie. Espérons que cela change maintenant.
Rédigé par: Akissi Delta   le: Vendredi 11 Décembre 2015
Avoir une loi, c'est bien mais cela n'est pas suffisant. Encore faudrait-il que la loi soit appliquée et ce n'est pas toujours le cas en Afrique. Ce n'est qu'au cours des dernières années que des politiques et des pratiques visant à instaurer le droit d'accès à l'information ont commencé à voir le jour en Afrique. Les trois pays où se déroule le projet en sont à divers stades de cette démarche. En 2000, l'Afrique du Sud est devenue le premier pays du continent à adopter une loi en matière d'accès à l'information. La loi sur l'accès à l'information de l'Ouganda a été promulguée en 2005, mais n'a pas encore été mise en oeuvre intégralement. Après des années de débats et une consultation nationale, on attend toujours l'adoption d'un projet de loi sur la liberté d'information au Ghana. Le droit d'accès à l'information est inscrit dans la constitution de nombreux pays. Même en l'absence d'une législation nationale exhaustive sur l'accès à l'information, des citoyens et des groupes de plaidoyer africains ont invoqué des dispositions constitutionnelles ou des lois en matière d'environnement pour obtenir l'accès à de l'information.
Rédigé par: Lago Tape   le: Vendredi 11 Décembre 2015
Il est largement reconnu que l'accès à l'information est l'une des pierres angulaires de la bonne gouvernance ainsi qu'un important outil de lutte contre la corruption. Près d'une centaine de pays, dont 10 en Afrique, ont adopté des lois ou des décrets nationaux qui reconnaissent le droit du public à l'accès à l'information ou aux dossiers du gouvernement. La vraie question qui demeure n'est pas de savoir s'il y a une loi d'accès à l'information en Côte d'Ivoire, la vraie question est de savoir si cette loi va être appliquée et dans quelles conditions...En effet, il y a beaucoup de lois au pays qui ne sont pas appliquées et on se demande même pourquoi elles ont été votées...