Cinq Questions sur Le coup d'état irrationnel de l'invincible Diendéré
lebanco.net - Publié le: 07-10-2015 - Mise-à-jour le: 07-10-2015 - Auteur: Lembe Tiky
Cinq Questions sur Le coup d'état irrationnel de l'invincible Diendéré
Avec la mise aux arrêts du général Gilbert Diendéré, fidèle lieutenant du capitaine Blaise Compaoré pendant près de 30 ans, et en attendant le sort que lui réservera la justice du Faso, le nouvel environnement stratégique du Burkina est caractérisé par : la désintégration du Conseil Nationale pour la Démocratie (CND), organe politique mis sur pied par la hiérarchie du tristement célèbre Régiment de Sécurité Présidentielle n'a pas résisté à la détermination du peuple burkinabè et à la justice de ce pays, exemplaire pendant les tristes moments du putsch du général Diendéré ; le démantèlement opportun du rassemblement des 1300 tontons macoutes du sahel qui consacre la mise en première ligne de l'armée régulière dans le jeu politique national ; et la résurgence des autorités de la transition qui reçoivent une surdose de légitimité pour conduire à bon port le processus de sélection du leadership du pays. En attendant, il convient de proposer des réponses à certaines questions liées au coup d'état éphémère du 16 septembre dernier.
L'action de l'invincible général était-elle prévisible ?
Assurément ! Les transitions démocratiques sont généralement accompagnées de violence, L'explication mathématique de celle-ci est toute simple : la transition, d'un système autoritaire vers un système lus démocratique se traduit par la perte de privilèges de d'une minorité très nombreuse. Pendant 27 de pouvoir, Mr. Compaoré a rendu beaucoup de gens riches ; ces gens ne sont riches que parce qu'ils avaient accès au centre de décision politique et économique de leur pays. Le déplacement dudit centre se traduit par leur inaccessibilité aux ressorts de la richesse du pays : les marches de gré à gré, les monopoles dans l'importation de telles denrée ou autre produit, la tarification des services publics, etc. Les études des transitions politiques montrent qu'il faut s'attendre à ce que tous ces gens qui perdent ainsi les voies à l'enrichissement sans effort avec le changement de pouvoir fassent de la résistance et qu'ils utilisent leurs richesses illégalement obtenues pour torpiller la démocratisation. Le général Diendéré qui se croyait invincible depuis son implication dans l'assassinat de Thomas Sankara a sans aucun doute reçu le soutien de tous ces gens en chute libre, à commencer par les cadres du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP parti de Blaise Compaoré), qui ont salué la prise d'otage des autorités de la transition, les accusant de les avoir exclus de l'élection présidentielle prochaine. Quand un dictateur de longue date comme Compaoré tombe, son entourage est d'abord sonné par l'inattendu, mais il a les moyens de se réorganiser très vite et tenter le tout pour le tout pour sauver sa peau, parfois littéralement.
Comment le putsch a-t-il été géré?
Très mal ! Au niveau du CND, l'invincible Diendéré ne savait pas quoi faire du pouvoir, une fois que celui-ci est tombé dans son escarcelle. Et ça c'est l'une des maladies mortelle du pouvoir militaire : le butin volé devient trop lourd à porter. Ne l'a-t-on pas vu avec Dadis Camara en Guinée et Sanogo au Mali ? L'impréparation et la précipitation produisent un cafouillage total où manque la moindre lisibilité. La communication en direction du peuple est à son degré zéro, elle est si nulle, si contreproductive qu'elle retourne le peuple contre ses autoproclamés « sauveurs ». Que voulait le CND en mettant fin à la transition ? Organiser des élections justes qui incluraient les compagnons de Blaise Compaoré ! Mais les leaders de cette organisation sans tête ni queue semblaient avoir oublié que c'est le « balai » du peuple burkinabè justement qui avait éliminé du jeu politique l'entourage de Blaise Compaoré. Comment peut-on donc avoir le « mal sens » de revenir dire à ce peuple d'hommes et de femmes intègres que  les « compaoristes » pouvaient, par un tour de passe-passe revenir aux affaires ?
Au niveau de l'organisation sous-régionale, la CEDEAO, la gestion du putsch a été catastrophique. On a vu des présidents démocratiquement élus chez eux, Macky Sall du Sénégal et Yayi Boni du Benin, proposer un « projet d'accord » politique de sortie de crise au Burkina en 13 points qui soulignait l'organisation des élections « au plus tard le 22 novembre » et « la prise en compte des candidats exclus ». Certes, la CEDEAO demandait aussi le retrait des militaires du pouvoir et la restauration de la transition ; mais sa volonté de vouloir remettre les compaoristes en course à l'élection présidentielle correspondait à une annulation de facto du balai citoyen qui a emporté Blaise Compaoré. Sous le prétexte discutable de vouloir éviter de nouvelles violences au pays, la CEDEAO se moquait du sang burkinabè versé pour donner une chance à la démocratisation. Que Macky Sall et Yayi Boni aient griffonné leurs signatures sur ce projet d'accord nous dit beaucoup sur ce qu'ils pensent des actions populaires. Chapeau bas à l'Union africaine qui a taxé de terroristes les leaders du CND.
Est-on sorti de l'auberge?
Non ! Les gens du CDP et tous ceux qui gagnaient les marchés publics sous Blaise Compaoré ont accumulé un effort de guerre important. De plus, ils ont encore certaines loyautés dans certains postes clés de l'administration ; ils peuvent encore utiliser ces moyens matériels et humains pour reprendre leur « chose ». Parce que dans leur psychologie justement, l'État est leur chose que le commun des mortels a osé leur enlever. La probabilité qu'ils bougent dans un sens ou dans l'autre avant les prochaines élections est nulle ; elle ne le sera pas quelques temps après celles-ci. Qu'on se souvienne que ces gens, sonnés, s'étaient tus après la Révolution du 4 aout 1983 ; ils se sont organisés patiemment et méthodiquement pour resurgir avec vengeance et boulimie le 15 octobre 1987. Vigilance donc pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets.
Faut-il inclure le parti de Compaoré dans le processus électoral?
Non ! Á en croire es putschiste du 16 septembre eux-mêmes, c'est l'exclusion des cadres de ce parti et de tous les acteurs de la mangeoire qu'il représente qui explique en partie l'action irrationnelle de Diendéré. Mais les réintégrer dans le processus électoral, c'est-à-dire leur donner une chance de gagner et donc de revenir aux affaires, c'est faire comme si les évènements du 31 octobre qui ont conduit à la chute d'une dictature de 27 ans n'ont jamais eu lieu, comme si les gens qui ont donné leurs vies pour la démocratisation de leur pays comptaient pour du beurre. Non seulement les entêtés du CDP qui voulaient amender la constitution pour permettre à leur champion de s'éterniser au pouvoir doivent être exclus du jeu politique, ils doivent aussi payer pour ces vies perdues ; les enquêtes doivent clairement établir les responsabilités et les coupables doivent faire face à la justice. Dans un État organisé, l'administration de la justice a aussi pour effet de décourager des comportements qui devient de l'intérêt général. Il faut décourager tous les assoiffés de pouvoir, toutes les sangsues humaines, d'engager des actions qui sont contre les intérêts du peuple, contre la sécurité nationale. Aux amateurs de politique comparée, rappelons que les leaders des Révolutions françaises et américaines n'ont pas hésité un seul instant à éliminer, physiquement, les chefs de l'ancien régime et leurs souteneurs. Plus près de nous, Jerry Rawlings a fait pareil au Ghana. Mais au Burkina, il faudra surtout faire parler la justice civile.
Que faire de Diendéré?
C'est la question à un million de dollars ! Il y a peu de doute que la justice reconnaitra Diendéré coupable de beaucoup de crimes, et je ne serai pas surpris qu'il reçoive une peine de prison à l'américaine : 100 ans ! Il faut maintenant souligner que tout comme la présence à Abidjan de son complice Compaoré est problématique, l'incarcération de Diendéré dans une prison du Faso poserait un réel problème de sécurité nationale au pays. Son parrain et lui ont encore beaucoup de relais dans leur pays. La solution de cette équation est à trouver dans les institutions africaines précoloniales. Avant leur défaite, quand les États africains faisaient face à ce genre d'équation, ils actionnaient presqu'invariablement le levier de l'exil. Pour justifier le bannissement des criminels qui portaient atteinte à la sécurité de l'État, c'est-à-dire à ses intérêts supérieurs, on soutenait qu'on ne voulait pas souiller la terre du pays de leur sang. Après sa condamnation, Gilbert Diendéré devrait être incarcéré au Zimbabwe, au Rwanda ou dans tout autre pays africain bien loin du Faso. (Apres tout, Charles Taylor n'est pas en prison au Liberia et Hissène Habré est jugé au Sénégal). Si la coopération pénitentiaire n'existe pas actuellement entre États africains, il faudrait l'inventer.
Lembe Tiky
Rédigé par: lama charles   le: Mardi 13 Octobre 2015
Les peuples du Burkina et de la Côte d'Ivoire nouent d'intenses relations tant au niveau humain qu'économique. De grâce, ne venez pas envenimez les choses avec vos réactions politiques "bêtes et non fondées" car en mettant un rapport entre ce qui arrive au Burkina et les hautes autorités ivoiriennes (Mr Soro est tout de même la deuxième personnalité de la Côte d'Ivoire), vous créerez d'inutiles palabres aux conséquences préjudiciables pour les deux parties. Lisez l'avenir !
Rédigé par: ka   le: Jeudi 8 Octobre 2015
A mon Cher Körö, tu n'as bien lu mon message ce que tu dis des 6 engagements viennent exactement des objectifs restés dans les tiroirs de Thom quand il a été canardé par Diendéré et ses éléments. Tous les objectifs de développement réalisés durant les 27 ans de règne des Compaoré sont des objectifs de Thom et sa révolution inachevée et je le confirme. Le message vient de Ka et nom de Gansoré Issa que j'ai répondu.
Rédigé par: Kôrô Yamyélé   le: Jeudi 8 Octobre 2015
- TIKY, félicitation pour votre article très propre. On dirait que vous êtes au Burkina. Merci pour ces questions et leurs réponses. Quand au Général DIENDÉRÉ, il est bon qu'il soit expédié à la CPI. N'oubleiz pas qu'en plus de tous les crimes et actes répréhensibles qu'il a commis, il est de ceux qui ont semé la terreur au Libéria et en Sierra-Léone avec des soldats burkinabè. Ila aussi quelque chose à voir avec la crise ivoirienne où des soldats burkinbè sinon des mercenaire burkinabè avaient été signalés dans les combats contre l'armée de GBAGBO qu'ils ont vite réduit en poussière(N'oubliez pas les soldats invisibles !). En plus il a été épinglé pour trafic d'armes de guerre vers la Côte-d'Ivoire alors qu'il y avait un embargo de l'ONU sur les armes en destination de la Côte-d'Ivoire. Les armes venaient du Brésil et les numéros étaient effacés au Burkina puis convoyé en Côte-d'Ivoire dans des sacs en jute. CHerchez dans Jeune Afrique et vous verrez un article sur ce fait. - A GANSOÉ ISSA, même si je d'accord avec vous que des éléments comme Salif DIALLO, Simon COMPAORÉ et Rock-Marcs Christian KABORÉ sont de bons éléments qui ont travaillé avec Blaise COMPAORÉ, je dois vous avouer cependant que les ''Six engagements'' ne sont pas Blaise COMPAORÉ mais plutôt de Thomas SANKARA tout comme beaucoup de projet et de grands ouvrages réalisé au Burkina ces derniers temps. Blaise en prenant le pouvoir suite à l'assassinat de SANKARA le 15 octobre 1987, a trouvé sur la table de celui-ci des vrais dossiers de projets que des intellectuels de haut range et de grand gabarit avaient ficellé sur instruction de SANKARA. Et justement SANKARA est celui-là même qui s'était fait entouré d'intellectuels de haut rang et il n'hésitant pas à faire référence à certains gabarit extérieurs comme le prof. suisse Jean ZIGLIER, etc. BLAISE n'a rien de concret à son compte sinon des centaines de morts soit qu'il a peur de ces gens, soit qu'il a une rancune contre ces gens. Je t'informe aussi que quand BLAISE prenait le pouvoir, toutes les goudrons du Burkina étaient en très bon état. Vient les voir aujourd'hui ! Toute est gâté et même à vélo tu as des problèmes pour circuler. Ila laissé s'installer les détournements faramineux, les surfacturations à outrance et tous ses proches sont devenus des affaires et des gros opérateurs économiques (son petit-frère François Compaoré, conseiller bidon comme tu le dis, la belle-mère de ce dernier qui amit l'économie du pays à genoux par un pillage systématique, ses amis et cousins tous des affairistes). Au Burkina sous BLAISE, être honnête était un crime ! Par Kôrô Yamyélé
Rédigé par: ka   le: Jeudi 8 Octobre 2015
A Gansoé Issa:Je confirme qu'un peuple n'est pas un politique, mais les politiques font partie du peuple, en tout cas au Burkina. Comme vous le dites, il eut un temps, une bonne équipe autour de l'ex-président Compaoré ont fait du bon travail pour le Burkina avec des bonnes actions. Le peuple Burkinabé a apprécié cette équipe autour de blaise Compaoré de 1998 jusqu'en 2006, et qui ont réalisé les six engagements du programme présidentiel de 1998 dont nous voyons les résultats qui reste visibles a nos jours. Les six engagements qui sont : l'Accroissements de la production pastorale : Sauvegarde de l'environnement et la lutte contre la désertification : Organisation et appui au secteur informel et a l'artisanat : Développement du réseau des PME et PMI : Soutenir très ferme aux activités productrices des femmes : et en fin, l'Elévation du niveau générale des connaissances et le développement du sport et les activités culturelles. La bonne équipe a la tête de ses engagements, était Rock Marc Kaboré, Salif Diallo, Simon Compaoré, le feu Ludovic Tou, autour d'un représentant nommé Blaise Compaoré. Ces réalisations sont visibles a nos jours, malgré les difficultés de toutes sortes, particulièrement financière, provoqué par la conjoncture extrêmement défavorable aux pays en voie de développement. La majorité des engagements ont étés réalisés, jusqu'à l'arrivé de François Compaoré comme conseiller bidon sans expérience du président qui, avec sa belle-mère ont mis a la porte la bonne équipe autour du président en la remplaçant par des mauvaises personnes. Pour vous dire quoi qu'on dise de Rock Marc Kaboré, de Salif Diallo, de Simon Compaoré, l'histoire politique du Burkinabé gardera leur force de faire avancer le pays. Pour le reste c'est l'élection du mois d'Octobre qui nous dira la vraie vérité dans les urnes, car le peuple Burkinabé n'oublie jamais les bienfaits de tout en chacun, voilà pourquoi le Burkina a pour non nom, le pays des hommes intègres.
Rédigé par: Mackjavel   le: Jeudi 8 Octobre 2015
Sans commentaires. << Jeudi 8 octobre 2015 - La résidence de Guillaume Soro Search Guillaume Soro à Ouagadougou a été perquisitionnée mercredi après midi dans le cadre de l'enquête sur le coup d'Etat du régiment de sécurité présidentielle (Rsp) pro-Compaoré dirigé par le Général Gilbert Diendéré a constaté KOACI dans le quartier Ouaga 2000. (...) de source proche du colonel Xavier Yaméogo, désigné juge d'instruction du dossier "Dienderé-Bassolé", que Dienderé, par ailleurs parmi les principaux suspects dans l'affaire Sankara, se serait rendu au domicile burkinabé de l'actuel président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire et ancien chef de la rébellion, peu avant le coup d'Etat. Les enquêteurs seraient à la recherche d'éventuels liens avec la Côte d'Ivoire. Mardi soir, Djibril Bassolé et Gilbert Diendere ont été inculpés de onze chefs d'inculpation dont atteinte à la sûreté de l'État, par la justice burkinabé. >> http://koaci.com/burkina-faso-enquete-coup-detat-avorte-residence-guillaume-soro-perquisitionnee-ouagadougou-92111.html
Rédigé par: Gamsore issa   le: Jeudi 8 Octobre 2015
Nos politiciens utilisent le peuple qui suit sans réfléchir Sa karma a tuè Blaise à tuè kava do a été ministre sous Blaise, rock et tous les autres sont comptable de la gestion de sakara et Blaise mais quand j'entends mes frères c'est un Burkina sans souvenir qu'ils expliquent Ils sont pareils faites la politique avec la tête pas avec votre cour La société civile n'a jamais conduit un pays vers le développement nie le bonheur
Rédigé par: yamdek   le: Mercredi 7 Octobre 2015
tres bel analyse,Mr Ka. Tres eclairee
Rédigé par: souley   le: Mercredi 7 Octobre 2015
Bien dit !
Rédigé par: ka   le: Mercredi 7 Octobre 2015
A HABB et ABAS sur le débat, répondez-moi cette question : Pourquoi ADO a arrêté GBAGBO et Blé Goudé ? Balayez devant votre porte avant de balayer devant les portes des autres. Les arrestations au Burkina sont faites juridiquement avec des preuves. Kafando n'a aucun pouvoir d'arrêter qui que ça soit au pays des hommes intègres que par la voie juridique sinon il sera lynché, mettez cela dans vos crânes de partisans. Les exclusions sont faites sur une loi du code électoral fait par la charte de la démocratie de l'UA. Condamner vos clows avant d'attaquer la transition sur une dynamite causé par votre lâche ôte Blaise Compaoré qui mérite la prison a vie. Condamner un pays parce qu'UN individu sanguinaire a fourni par commission des armes a vos mercenaires pour tuer votre peuple est de lâcheté. Ka farouche partisan de l'alternance politique et économique de l'Afrique avec la jeunesse.
Rédigé par: Beugré Julien   le: Mercredi 7 Octobre 2015
Ce que nous africains retenons est : c'est une guerre Sankara contre Compaoré. Et Ce que nous oublions est que Sankara est aussi arrivé au pouvoir par un coup d'état.
Rédigé par: Yaméogo Frédéric   le: Mercredi 7 Octobre 2015
Mr Lembe Tiky vous êtes étonnant! ainsi vous voulez en Afrique faire jouer à la justice civile le rôle de la Guillotine durant la Révolution Française! Pourquoi alors parlez-vous de justice impartiale quand la justice ivoirienne sanctionne les conséquences dévastatrices de la politique d'exclusion et de prédation de la clique à Laurent Gbagbo et de ses généraux assassins qui sont en Côte d'Ivoire contrairement à ce vous croyez, la version ivoirienne en pire de la bande à Blaise Compaoré? Pourquoi êtes-vous de ceux qui soutiennent que l'incarcération de Gbagbo à la Haye relève d'une justice de vainqueur alors que formellement ses actions politiques sont identiques à ceux de la bande à Blaise Compaoré?
Rédigé par: ka   le: Mercredi 7 Octobre 2015
Lembe TIky, je confirme, mais je refuse que des pions de Blaise Compaoré dans des postes clé de l'administration puissent nuire l'alternance politique et économique avec la jeunesse du pays que nous aimons tous. La Cote d'Ivoire par rapport au Burkina, il y a une grande différence : le Burkina est un petit village avec une seule famille dont on connait qui est qui, il y avait de types de gouvernants dans l'ex-régime de Blaise Compaoré, Ceux qui tuent leurs frères pour gouverner et ceux qui gouvernent pour faire avancer le pays. Croyez moi que rien ne sera plus comme avant, car dans les familles de ceux qui tuent pour gouverner, après le départ des deux criminels nés qui sont Blaise Compaoré et de Diendéré Gilbert, la donne a changé, tu te conduise comme un vrais Burkinabé ou je te dénonce selon nos respects des continuités de nos coutumes. Ces appels de bannissement dans les familles des pions de Blaise Compaoré commencent a germer dans toute la population Burkinabé, et c'est là qu'entre l'huile de la référence de la démocratie ancestrale qui est d'écouté la famille et sa hiérarchie. Le code électorale a été expliqué longuement au MOOGHO NAABA et tous les chefs coutumier qui ont pris compte de la fermeté de la transition : L'UA et la CEDEAO ont voulu dicté la ligne a suivre au peuple Burkinabé, mais le peuple Burkinabé a suivi la ligne de la référence de la démocratie ancestrale qui est d'écouté la sagesse pour piétiner toute arrogance, surtout ceux qui ont le pouvoir et les armes et ne veulent rien entendre. Non Lembe Tiky, les pions de Blaise Compaoré et de Diendéré dans les postes clé vont déguerpir de leur propre gré quand Diendéré et Bassolé seront condamnés a des peines lourdes, surtout que d'autres complices, et corrupteurs seront a la MACO pour des pompes comme ce fut d'AFFI et Aké du FPI dans les prisons du Nord de la Cote d'Ivoire. Le peuple Burkinabé est patient et impatient, pardonne mais n'oublie pas.