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Le constitunnaliste Francis Wodie: " Le conseil constitutionnel n'a pas dit le droit"
Article publié le: 22 Décembre 2010 - Auteur: - Source: Pour le Comité Central du PIT
Après plusieurs reports depuis 2005, l'élection présidentielle, donnée comme la porte de sortie de la crise, a pu, enfin, se tenir, le 31 octobre 2010 pour le 1er tour et le 28 novembre 2010 pour le second tour.

Les résultats proclamés par la Commission électorale indépendante, confirmés par le "certificateur", donnent M. Alassane OUATTARA vainqueur, avec 54,10 % des suffrages exprimés, face à M. Laurent GBAGBO, crédité de 45,90 % des voix.

Quant au Conseil constitutionnel, après avoir, comme par hasard, annulé, sans discernement, le scrutin dans sept (7) départements du Centre et du Nord, sur requête du candidat Laurent GBAGBO, il a proclamé celui-ci élu avec 51,45 % des voix contre 48,55 % au candidat Alassane OUATTARA, inversant de son seul chef les résultats fournis par la CEI.

La Côte d'Ivoire, déjà meurtrie, les Ivoiriens, déjà épuisés et ruinés par une crise sans fin, se retrouvent en présence « de deux chefs d'Etat « investis » et ayant constitué leur Gouvernement, donnant ce monstre de bicéphalisme qui est à l'origine des affrontements sanglants que connait depuis le pays. Le Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) ne peut se taire, face à une telle situation qui menace d'un péril certain la Nation tout entière.



I- SUR LES RESULTATS DU SCRUTIN


Tout est parti de là : quels sont les vrais résultats du scrutin et, par conséquent, qui en est le vainqueur ?

L'observation et l'analyse des faits, à la lumière des textes régissant l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, amènent à constater, d'une part, la validité des résultats proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI) et certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU et, d'autre part, le caractère irrégulier et surréaliste de la décision du Conseil constitutionnel.


A. La validité des résultats proclamés par la CEI et certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU.




1- La validité des résultats proclamés par la CEI

Il est constant qu'au regard de la Constitution (art. 38) et de l'ordonnance portant ajustements au code électoral (art. 59), la CEI est compétente pour proclamer les résultats provisoires de l'élection présidentielle. Ce point n'est pas contesté. Ce qui, au contraire, fait débat, se rapporte au moment et au lieu où la proclamation des résultats est intervenue.

D'abord, la date : le délai dans lequel la CEI doit agir n'apparaît pas avec toute la clarté souhaitable. Toutefois, en interprétant les textes et en ne perdant pas de vue le précédent né du 1er tour de l'élection présidentielle, on doit admettre que la CEI avait à (devait) proclamer les résultats dans un délai trois (3) jours. La Commission n'a pu agir dans ce délai, ayant, comme chacun a pu le constater à la télévision, été empêchée de le faire par Messieurs DAMANA PICKAS et TOKPA, membres de la CEI pour le compte du camp présidentiel. Au regard du droit et même du simple bon sens, le camp présidentiel est mal-fondé à invoquer la forclusion qu'il a provoquée intentionnellement. Car, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude (de sa propre faute), pour en tirer un avantage quelconque.

Au surplus, existe le précédent né du 1er tour, lequel donne à constater que les résultats ont été proclamés au petit matin du 4ème jour suivant la clôture du scrutin, acceptés de tous, confirmés par le Conseil constitutionnel ( qui n'avait guère parlé de forclusion) et certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies ; ce précédent autorise à affirmer que les résultats du second tour, donnés également au quatrième jour, doivent être tenus pour réguliers.

Ensuite, le lieu : les résultats proclamés, non pas au siège de la CEI, mais plutôt au Golf Hôtel, seraient-ils frappés de nullité ?

Pas du tout. Car, ayant l'obligation de proclamer les résultats, et physiquement empêché par les mêmes de le faire au siège de la CEI, le Président de ladite Commission n'avait pas le choix : à l'impossible nul n'est tenu.

Enfin, la vraie question, par-delà la diversion tenant à la date et au lieu de la proclamation des résultats, est celle-ci : les résultats proclamés sont-ils, oui ou non, conformes à ceux contenus dans les procès-verbaux collectés et validés par les différents niveaux des Commissions électorales ?

La réponse est sans équivoque : il résulte des procès-verbaux dont copie a été adressée à différentes autorités et au Conseil constitutionnel que le candidat Alassane OUATTARA est le vainqueur de l'élection présidentielle. Et c'est parce qu'il en est ainsi que des problèmes ont été artificiellement suscités et entretenus.

C'est dire que la Commission Electorale Indépendante (CEI), qui n'a pas pouvoir pour modifier les résultats issus des procès-verbaux mais plutôt l'obligation de les proclamer tels quels, après vérification de la régularité formelle des procès-verbaux, a fait son travail régulièrement, proprement, conformément aux exigences de la loi et de la démocratie et que, par suite, les résultats par elle proclamés sont valides.



2- La régularité de la certification

La certification est prévue par l'accord de Pretoria de 2005, donc acceptée par les différentes parties engagées dans le processus de sortie de crise. Elle est confirmée et organisée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies à travers la résolution 1765 adoptée en juillet 2007.

Dans un contexte de suspicion généralisée et de déficit de confiance, la certification, voulue par les parties ivoiriennes, et donc par Laurent GBAGBO, a pour but d'éviter les contestations inutiles, en permettant d'avoir des élections « ouvertes, libres, justes, et transparentes » avec des résultats reconnus et acceptés en toute confiance et sérénité. La mise en ouvre de la certification a été confiée au Représentant spécial du Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies qui a déjà certifié, entre autres, la liste électorale et les résultats du 1er tour de l'élection présidentielle, à la satisfaction générale. Et c'est la méthode par lui utilisée au 1er tour qui a servi pour la certification des résultats du second tour. C'est pourquoi, le PIT salue l'objectivité et l'honnêteté du Représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU, et constate la régularité et la sincérité de la certification opérée.

Il suit de ce qui précède que le camp Laurent GBAGBO n'est pas fondé à parler d'ingérence ou d'immixtion dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire. L'ingérence, à la supposer établie, cesse d'en être, dès lors qu'elle est consentie par les autorités ivoiriennes dont la plus haute était Laurent GBAGBO, tout comme nous sommes allés chercher honteusement à Pretoria en 2005 l'autorisation d'user de l'article 48 de la Constitution ivoirienne. C'est donc à la demande expresse des Autorités ivoirienne que la communauté internationale s'est impliquée financièrement, techniquement et matériellement autant que dans les domaines de l'arbitrage et de la certification. La certification bien que contraignante pour la souveraineté nationale mais voulue et placée à la fin de la procédure, postérieurement à la décision du Conseil Constitutionnel, s'offre comme la décision finale ; ceux qui l'ont voulu doivent s'y plier en toute bonne foi.

Pour toutes ces raisons, le PIT ne peut comprendre ni accepter la position et la décision du Conseil constitutionnel et tout le brouhaha suscité par cette certification.

B- Le caractère irrégulier et surréaliste de la décision du Conseil constitutionnel


Tout d'abord, le PIT se choque de la précipitation avec laquelle le Conseil constitutionnel, qui disposait de sept (7) jours pour dépouiller les 22 000 procès-verbaux et examiner le recours et les moyens invoqués par le candidat Laurent GBAGBO, a rendu sa décision le 3 décembre 2010 à 15 heures 30. On peut douter et on doute que les membres du Conseil constitutionnel aient pu dépouiller tous les procès-verbaux en quelques heures. En effet, tout porte à croire que la décision du Conseil constitutionnel, qui s'étale sur de longues pages, était prête avant même la réception du dossier et qu'il ne s'était agi que d'apporter les adaptations à partir des instructions du candidat Laurent GBAGBO.

En deuxième lieu, les violences et les irrégularités sur la base desquelles le Conseil constitutionnel a invalidé globalement le scrutin dans sept (7) départements du Centre et du Nord ne sont pas corroborées par les faits : les préfets affirment, au contraire, que le scrutin s'est déroulé de façon acceptable. Et puis, comment se fait-il que le Conseil constitutionnel, si soucieux de justice, n'ait pas invalidé le scrutin dans les zones de l'Ouest où des troubles sérieux et des assassinats ont eu lieu avant et pendant le scrutin ? Voudrait-on susciter de graves divisions de caractère régionaliste avec à la clé des conflits interethniques qu'on n'aurait pas procédé autrement.

Enfin, la violation de la loi portant code électoral : son article 64 nouveau, alinéa 1er, tel que résultant de l'ordonnance de 2008 portant ajustements au code électoral, énonce : « Dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection et notifie sa décision à la Commission électorale indépendante qui en informe le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et le Représentant spécial du Facilitateur à toutes fins utiles. La date du nouveau scrutin est fixée par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition de la CEI. Le scrutin a lieu ou au plus tard 45 jours à compter de la date de la décision du .C.C »

Comment se fait-il alors, que privant le candidat Alassane OUATTARA de plus d'un demi million de voix sur la base d'irrégularités graves (article 64 nouveau du Code électoral en inversant ainsi les résultats, le Conseil constitutionnel n'ait pas cru devoir appliquer la loi en annulant toute l'élection afin qu'on la reprenne conformément à la loi ?

En imposant une telle obligation au Conseil constitutionnel, celle d'annuler l'élection en pareil cas, la loi a voulu restituer au peuple souverain son droit de désigner souverainement ses représentants, ici le Président de la République. Le rappeler, c'est souligner qu'il n'appartient pas au Conseil constitutionnel de substituer sa volonté à celle du peuple, seul arbitre en pareille situation.

Voilà qui est bien curieux et qui dénote le parti-pris du Conseil constitutionnel qui ne pouvait pas ignorer la loi en la matière ; le Conseil constitutionnel achève ainsi de se discréditer et de se disqualifier. La décision du Conseil constitutionnel est contraire au droit ; elle est tout aussi contraire à la volonté clairement exprimée du peuple de Côte d'Ivoire.

Le problème a cessé d'être juridique ; il est devenu un problème essentiellement politique et moral.


II- LA VOLONTE DU PEUPLE SOUVERAIN DOIT ETRE RESPECTEE


La Côte d'Ivoire s'est proclamée République depuis 1958. La Constitution ivoirienne du 3 novembre 1960 et celle du 1er août 2000 ont repris et reconduit ce principe. Ce qui veut dire que le pouvoir politique appartient au peuple et que, par conséquent, le peuple est la source du pouvoir dans ce régime qui se veut démocratique.

Or, le peuple a parlé à travers les urnes ; il a désigné le nouveau président de la République en la personne de M. Alassane OUATTARA qui a remporté de façon claire et nette le scrutin du 28 novembre dernier.

Par conséquent, M. Laurent GBAGBO doit, en toute conscience et responsabilité, céder le pouvoir à M. Alassane OUATTARA. L'attitude qu'observe M. GBAGBO constitue, en tous points, une usurpation, voire un coup d'Etat. Elle traduit un mépris souverain à l'égard de la République et du peuple dont la volonté est ainsi bafouée.

M. Laurent GBAGBO doit se ressaisir pour que triomphe la volonté du peuple de Côte d'Ivoire pour que cesse cette situation tragique pour le pays et pour les populations, avec l'économie qui s'affaisse, des assassinats çà et là, des enlèvements et disparitions de personnes, des agressions dans des mosquées aux heures de prière. A quoi s'ajoutent des pénuries de toutes sortes, exposant les populations à la mort. C'est le lieu de rappeler aux Forces de défense et de sécurité l'obligation qui leur incombe de protéger les populations dans le respect de la légalité républicaine.

La souveraineté de l'Etat (qui, souvent, ici ne sert que d'alibi) et la dignité du peuple commandent que nous sachions régler entre nous nos problèmes pour éviter les ingérences extérieures.

Comment ne pas évoquer et condamner, dans ce contexte, la confiscation des médias d'Etat et leur utilisation à des fins de propagande, avec tous les risques de violence et de guerre civile ?

Comment ne pas condamner la mesure d'interdiction de paraître qui a frappé une partie de la presse privée ? Que fait-on des droits et libertés, et notamment de la liberté de la presse, consacrés par notre Constitution ? Il est temps que M. GBAGBO qui se proclame de gauche et se dit « enfant des élections », comprenne qu'il doit céder le pouvoir au plus tôt en cessant d'instrumentaliser la jeunesse qui a besoin de se former et de travailler. Quand le peuple a parlé, nous devons, tous et chacun, savoir nous taire, en nous faisant le devoir de sauver la paix et la patrie en danger. Que M. Gbagbo retrouve la raison et le sens de l'honneur et que cesse cette épreuve aussi tragique que ridicule. Nous nous sentons humiliés par le spectacle déplorable que nous offrons au monde. Tout cela doit prendre fin sans délai pour que nous puissions tous nous rassembler pour former un seul bloc autour de la Côte d'Ivoire qui, ainsi libérée et rendue à elle-même, pourra s'attaquer aux problèmes majeurs qui de reconstruction, de normalisation, de démocratisation, de moralisation et de développement, un développement solidaire et partagé.

C'est notre intérêt commun, c'est notre devoir commun.





Fait à Abidjan, le 21 décembre 2010



Pour le Comité Central du PIT



Le Président du PIT

Francis WODIE
Les réactions
 
Rodjar  a écrit
04 Janvier 2011 04:01:42
Bonne analyse au moins il y a des juristes encore lucides et clairvoyants, vivement que gbagbo et sa bande lisent cela!
Que Dieu t'éclaire davantage mon frère!
PEACE AND LOVE
 
Jeedy  a écrit
30 Décembre 2010 06:47:39
TOIT est ce ke toi tu sè lire? es ce ke tu es allé à l'école? si oui, tu devrais savoir kà l'école on apprend à lire attentivement un texte donné avant de repondr! dc lis-le encor et repond si tu en as envie!
 
Jaures  a écrit
29 Décembre 2010 07:39:42
TOIT tu fais pitie: Comme tu es idiot et que le texte du Pr Wodie te semble trop long pour que tu y comprennes quelque chose, je te cite le dernier paragraphe de l'analyse du Pr. Wodie. Peut etre, j'en doute, que tu comprendras qqchoz.


"...C'est donc à la demande expresse des Autorités ivoirienne que la communauté internationale s'est impliquée financièrement, techniquement et matériellement autant que dans les domaines de l'arbitrage et de la certification. La certification bien que contraignante pour la souveraineté nationale mais voulue et placée à la fin de la procédure, postérieurement à la décision du Conseil Constitutionnel, s'offre comme la décision finale ; ceux qui l'ont voulu doivent s'y plier en toute bonne foi...."


Puisque ce paragraphe est tres court peut etre que tu comprendras que Wodie, nulle part ne dit que la certification est au dessus du Conseil Consitutionnel.


Puisque le paragraphe cite plus haut est encore trop long pour toi, je te ramene a la derniere phrase de ce paragraphe esperant que ta petite cervelle de moineau tournera enfin. Je cite encore: "(...) La certification bien que contraignante pour la souveraineté nationale mais voulue et placée à la fin de la procédure, postérieurement à la décision du Conseil Constitutionnel, s'offre comme la décision finale ; ceux qui l'ont voulu doivent s'y plier en toute bonne foi (...)"


Souligne nous les inepties dans l'analyse du Pr. Wodie et argumente plutot que de sortie des sottises....
 
Toit  a écrit
23 Décembre 2010 06:18:02
Dire que ce monsieur est un ponte en droit me rend triste. En effet, il assume et considère que le processus de certification de l'ONU est au dessus de la constitution !!! Pauvre WODIE, je comprends pourquoi tu n'as pas longtemps fait une brillante carrière politique.

C'est affligeant de raconter de telles inepties !!!

J'espère que tu seras nommé Président du Conseil Constitutionnel dans la République du Golf.
 
Sylvestre  a écrit
23 Décembre 2010 01:46:26
Piti? pour toi Mado.En fait dis-moi quel est ton niveau scolaire ? Je doute fort que tu ais m?me franchi la classe ce2.Voil? pourquoi tu ne comprends rien dans le droit. Dans ces conditions tu devrais te taire. S'il te pla?t, si tu as encore un minimum de honte et de scrupule, ne dis pas que le droit a ?t? dit parce que des chefs traditionnels soutiennent Gbagbo.De quels chefs traditionnels parles-tu ?
 
Sylvain  a écrit
23 Décembre 2010 01:40:25
Heureusement qu'il ya encore des intellections avec une honnetete et de la sagesse en Cote d'Ivoire. Merci a vous Mr Wodie esperons que les BOUREAUX de la Cote d'Ivoire ne viennent pas vous menecer de mort.
 
Mado08  a écrit
23 Décembre 2010 12:06:20
@Mado07, malheureusement en CI ce n'est pas regime de royaute, ni de principaute pour qu'une decision de chefs traditionnels et proprietaire terriens n'engage quelqu'un d'autre a part eux meme en tant qu'individus. c'est cela l'egalite des hommes dans la democratie. ignorant
 
Tampaboy  a écrit
22 Décembre 2010 10:37:16
Arretez de salir l'Afrque comme ca! Ca suffit. Vous les Ivoiriens vous nous faites HONTE. De quoi parles-tu? Ta reaction me fait comprendre une chose. Notre intelligence n'est pas seulement "morte"en Afrique mais elle est aussi corrompue par le mal quand elle a un souffle pour agir un peu. Comparer la Cour Constitutionnelle ivoiriennne a celle de la France ou d'Amerique ou de n'importe quel pays au monde ( meme en Afrique), c'est de nous demander a lecher la sale cul de ton Gbagbo. Laisse te dire le mauvais exemple que vous etes entrain de montrer a toute l'Afrique: Desormais pour ne pas partir du pouvoir , il faut avoir comme ami personel les juges du Conseil Constitutionnel et se mettre au dos la communaute internationale sous pretexte qu'on defend le droit des nationaux, meme si ceux-ci meurent. C'est ce que vous faites en Cote d'Ivoire. Je comprends que Gbagbo est de ton ethnie et tu dois le defendre comme tel,.. mais quand meme. Ayez un peu honte de vous -meme qd vous lancez certains arguments.
 
Levrai  a écrit
22 Décembre 2010 04:23:02
Venant de m. Wodié, ce n'est point surprenant ou objectif vu qu'il a toujours montré son aversion pour le président GBAGBO.
 
Gnahoua Roger  a écrit
22 Décembre 2010 03:51:36
mado, je sais que de passage tu as été pour koudou la fille de joie lors de son séjour au cameroun, tu as tes entrées à la présidence pour tes pipes et sodomies, mais de grâce épargne le peuple ivoirien de tes sottises. si ton Pays est le plus corrompu du monde africain , nous ne voulons pas que le notre le soit; alors à bon atendeur salut la pute.
 
Tamtam  a écrit
22 Décembre 2010 03:31:23
merci à vous M. WODIE sans parti pris vous avez dit le droit et le vrai droit vous êtes vraiment un homme de droit même si votre vice présidente dès que vous avez démissionner de la présidente du PTI a fait alliance avec le plus offrant bafouant ainsi l'intégrité et l'honneur de votre parti.
 
Bédié  a écrit
22 Décembre 2010 03:12:05
je voudrais répondre à ENGLOBAL et lui dire que la décision finale ici est la certification du représentant spécial de l'onu, donc il n'y a rien a faire de la décision du conseil constitutionnel qui est certe sans recours mais en l'espèce ce n'est pas la décision finale: c'est la certification qui prévaut.
 
Blédja  a écrit
22 Décembre 2010 03:11:58
Voilà qui est clair pour nous tous, merci professeur pour ta contribution. Gbagbo et yao N'dré ont tordu le coup au droit pour se maintenir au pouvoir en méprisant le vote massif des ivoiriens.Comme ils ont toujours vécu dans le mensonge et la manipulation,ils ont pensé qu'ils pouvaient gagner à coté du PDCI et RDR et UDPCIet Mifa ensemble? soyons sérieux,
ce soit disant nationaliste ne sait même pas ce qu'il raconte. ce sont des gens de cette espèce qui sont prets à assassiner leurs propres frères pour des idées incongrues comme ce qu'il avance ici, en quoi Gbagbo est meilleur que le colon? un assassin qui n'a aucun respect pour la vie humaine..
il est sencé protéger ses concitoyens pas les tuer lachement la nuit tombée. les chefs traditionnels n'ont quà lui dire la vérité, ca rougi les yeux mais ne les casse pas, ainsi on pourra les suivre. sinon c'est vouer à l'échec.
 
L'ivoirien Qui Voit  a écrit
22 Décembre 2010 03:05:50
Merci professeur Wodié. Le message est clair. Malheureusement, j'ai l'impression que certaines personnes (Mado07 par exemple) réfusent la VERITE. Cette élection ivoirienne de 2010 n'a pas été organisée sur la base des seuls Code électoral et de la Constitution ivoirienne. Elle n'était pas aussi la seule affaire de la CEI et de la Cour constitutionnelle. Ne sortons pas les arguments basés sur ces instances comme si on était dans une situation normale. Ils ne sont pas valables. Nous sommes dans un cas particulier, une situation exceptionnelle. Notre pays vit au rythme de compromis politiques et de Résolutions de l'Onu depuis 2002. Ne l'oublions pas. Les autorités ivoiriennes elles-memes ont demandé à l'ONU son arbitrage;la certification des élections( cf. point 10 des Accord de Pretoria (2005) et la Résolution 1721 de l'ONU). Il est donc faux de parler d'ingérence de la communauté internationale. Elle sonne aussi faux la rhétorique nationaliste et colonialiste. Aucun blanc ne veut nous voler notre indépendance. Aucun étranger ne veut nous arracher notre pays. Les vrais bourreaux de la Cote d'Ivoire, ce sont ceux qui ont confisqué le pouvoir d'Etat pour protéger leurs avoirs; les biens du pays qu'ils ont pillé en 10 ans de gouvernement. En vérité, Gbagbo ne veut pas aller parce qu'en 10 ans, lui et ses suiveurs ont top volé. Ne disait-il pas: "Vos bien sont en sécurités parce que je suis au pouvoir..."? Ou bien: "Si je tombe, vous tombez"?
 
Mouch  a écrit
22 Décembre 2010 03:05:47
Dommage que la RTI, une télévision d'état, ne puisse pas laisser ce genre de réflexion passer à la télé!!!
On nous montre qu'un seul son de cloche sur la RTI, avec en plus des débats incitant à la haine. C'est dommage!!!
Je connais beaucoup de gens qui ont votés pour Gbagbo et qui regrette aujourd'hui à cause de cette dictature qui s'est installée en Côte d'ivoire!!
Si on revotait aujourd'hui, Gbagbo ne va pas dépasser les 30%....il dégoute les ivoiriens!!! C'est vraiment une minorité d'ivoiriens qui continue à le suivre. Les autres (genre Mado) qui défendent leur panafricanisme....ce ne sont même pas des ivoiriens en général!!!
 
Le_pays_est_un_ensemble  a écrit
22 Décembre 2010 02:57:15
" Et puis, comment se fait-il que le Conseil constitutionnel, si soucieux de justice, n'ait pas invalidé le scrutin dans les zones de l'Ouest où des troubles sérieux et des assassinats ont eu lieu avant et pendant le scrutin ? Voudrait-on susciter de graves divisions de caractère régionaliste avec à la clé des conflits interethniques qu'on n'aurait pas procédé autrement.
"
Je remercie le Professeur WODIE pour avoir souligne cet aspect extrement important du probleme.Nous,du nord vivons cela comme une humiliation et une diabolisation.
 
Tina  a écrit
22 Décembre 2010 02:23:30
La Côte d'Ivoire vivra sans un assassin comme koudou. Tu verra que quand la démocratie sera respectée et que gbagbo sera où il doit être ses mêmes chefs coutumiers viendront féliciter ADO pour son courage, sa patience et sa conscience pour une Côte d'Ivoire Unie. Là tu te rendra compte qu'un père ne peut rien réfuser à ses enfants même s'il sait qu'il ne sont pas bon. gbagbo et aADO sont leurs enfants et ils repondrons à l'appel de chacun d'eux.
si gbagbo est tant prêt pour combattre la France qu il laisse la présidence comme cela il aura tout le tps pour les combatre car la présidence ce nè ni pour faire la guerre ni pour faire charnier! C'est construire une Nation tout en faisant des concessions, des compromis dans le sens du bien être de la population. Un haineux chronik ne peut par diriger un pays sans que la crise ne débark cè impossible et donc qu il s en aille;


enough is enough
 
Bernard  a écrit
22 Décembre 2010 01:41:32
Ma déception vient du fait qu'une telle analyse scientifique de notre éminent constitutionnaliste vient après plus de deux semaines de mensonges et de tueries du camp de l'Ex- Président Gbagbo.
Nous connaissons tous la vérité sur le choix du peuple ivoirien qui est Alassane Ouattara. Il était en effet difficile que le FPI gagne cette élection devant le PDCI et le RDR réunifiés.
Concernant les délires de Gbagbo et de ses affidés sur la souveraineté de la CI, je crois sincèrement que son message sera porteur s'il est dans l'opposition. Il a un rôle a jouer à ce niveau et fera mieux le contrepoids si des débordements sont observés dans la gestion de ADO.
Courage Koudou laurent Gbagbo et laisse le pouvoir à Alassane Ouattara car l'alternance fait partie de la bonne gouvernance.
 
Js  a écrit
22 Décembre 2010 12:34:38
Pourquoi Youssouf Bakayoko ne viendrait pas devant les Ecrans de Tele RTI avec Wodie debattre avec des juristes por Gbagbo; Ce serait plus simple et verons qui as gagne. N'oublie pas que les chefs traditionnels et roi du pays ont reconnu Gbagbo alors faite très attention.
 
Englobal  a écrit
22 Décembre 2010 11:18:02
QUESTION : FACE A L'ÉVIDENCE DU NON RESPECT DU DROIT PAR LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL, JURIDICTION SUPRÊME, QUI JUGE EN DERNIER RESSORT, QUE PEUT ON ENCORE FAIRE AU PLAN DU DROIT???
 
Mado07  a écrit
22 Décembre 2010 11:04:00
JUSTICE ...quel nom...Nomen est omen !!! au lieu de demontrer en quoi la cour supreme americaine , la cour constutionnelle francaise et la cour constitutionnellle gabonaise sont plus souveraine que la cour constitutionnelle ivoire vous tombez dans les injures ...sachez qiue la force des Grands Esprit est le dialogue et la force des petits esprit est la guerre!!!

Les ROIS et Chefs coutumiers sont derriere Gbagbo donc nos/vos ancetres AFRIKAINS...

LA MAGIE DE LA VOLONTE EST LA MAGIE DE NOS ANCETRES ...KUNTA KINTE...MARVEY ET QUI SAIS-JE ENCORE PROTEGERONT GBAGBO KOUDOU DES VICISSITUDES DE L'IMPERIALISME???
 
Mkk09  a écrit
22 Décembre 2010 11:03:21
@ mado. j'ai lu avec attention ta position, qui n'est pas une puisqu'il y manque une base cohérente. C'est dommage. Au fait qu'elle est ton niveau scolaire. A te lire, je me battrait pour que nos Gouvernants s'attachent à définir la scolarité comme la priorité.
 
Gondwanais Lamda  a écrit
22 Décembre 2010 10:54:24
Mado07,

Tu fais un "hors-sujet déguisé". Mais j'ose te suivre et poser cette petite question adressée de même aux pseudo-nationalistes de ton espèce:Et si la majorité des Ivoiriens était dégoutée par vos histoires (à dormir debout) de souveraineté qui se résument à la dictature d'un petit clan ?
 
Claver  a écrit
22 Décembre 2010 10:25:06
Wodié est un juriste , un grand!!!!!!!!!!!
 
Slan Moussafa  a écrit
22 Décembre 2010 10:22:26
Ho ! merci professeur pour cet éclairage tant attendu par ton vaillant peuple meurtri de mensonges , de haines, d'avilissement des policiens et intellectuels mangeurs (à l'image de Yao Ndré et Tia Koné)Qu'Allha protèges les ivoiriens et guide nos intellectuels et nous debarasse des tueurs haineux (Gbabo) pour donner place à la liberté le bien être
 
Fonctionnaire  a écrit
22 Décembre 2010 10:20:11
Le problème auquel nous faisons face aujourd'hui en CI a aussi son origine dans la lecture du droit. En tous cas, c'est dans cette voie que les usurpateurs actuels du pouvoir veulent nous orienter. Il est donc bon que des personnes reconnues comme spécialiste de droit, surtout du droit constitutionnel, s'expriment. L'histoire retiendra cette contribution d'un éminent constitutionnaliste et intellectuel, à un moment aussi crucial pour la Côte-d'Ivoire, pour l'Afrique et même pour le monde entier. Qu'attendent les autres 'grands' juristes ivoiriens pour s'exprimer sur le sujet ? Ont ils peur pour leur sécurité, appliquent-ils la règle de savoir-vivre qui veut qu'on ne parle pas la bouche pleine ou alors ont ils peur de ne pouvoir défendre l'indéfendable ? A moins qu'ils ne se fassent discrets à cause de l'épée CPI pendue sur leur tête. Voyons, un peu de courage. Ouraga Obou, Jacqueline Oble, Kabran Appiah...on vous attend.
 
Justice  a écrit
22 Décembre 2010 10:19:08
en plus toi mado7 tu n'est meme ps ivoirien ais un eslave du cameroun...ah ah ah ton koudou il maltraite bien les africains du contnent...aah ah kudu le premier clavedes interets economiques francais...ah ah ah toi tu es nullard bien nullard
 
Justice  a écrit
22 Décembre 2010 10:17:18
Mado 07...cherche de fuir d'un pays qui n'est pas le tien...pauvre fanatique idiot et assassin...pour le moment qui nous tue c'est pas le colon, imbecil, c'est ton patron...sans cesse jour et nuit...la fete pour ton patron nullard est terminée...pour vous chiens de garde aussi...preparer les valises...please...
 
Shanti  a écrit
22 Décembre 2010 10:04:12
Merci Professeur WODIE. Vous êtes véritablement un homme d'honneur et d'une grande lucidité.
Vous êtes pour moi, le véritable constitutionnaliste que la Côte d'Ivoire, notre pays ai connu.
Je crois que le Président ADO ferait mieux de vous charger de refaire une véritable et bonne constitution pour notre pays et vous nommer Président du Conseil constitutionnel.
 
Anza Didier  a écrit
22 Décembre 2010 10:00:33
je suis d'accord avec le president du pit ,vraiment merci monsieur le president d'avoir faire cette petite lumiere à certains personnes qui croit que le fpi avait raison de rester au pouvoir .
 
Mado07  a écrit
22 Décembre 2010 09:49:19
Si le CONSEIL CONSTITUTIONNEL n'a pas dit le droit qu'en est il de la DECISION du 20.12.2010 des ROIS et CHEFS TRADITIONNELS,PROPRIETAIRES TERRIENS et GARANTS des TRADITIONS IVORIENNES ?

Adeptes de la FELONIE AFRIKAINE , vous allez etre decues parce que la NATURE en a assez des beotiens de votre genre...

La Liberation de la Cote d'Ivoire est la LIBERATION DE L'AFRIK!!
Les colons viendront tuer nos /vos freres et soeurs et profiter de vos resources pour vous laisser dans la misere avec des mietes...

Votre souverainete est le socle de votre LIBERTE...et sachez qu'"...il n'y a pas de LIBERTE d'HOMME sans EGALITE d'HOMME..."...expliquez moi pourquoi la Supreme Court americaine( Cour constitutionnelle,avec la validation de Busch contre Al Gore 2004) , la Cour Constitutionnelle gabonaise (a decide de l'election d'ALI Bongo 2009) , la cour Constitutionnelle francaise (tres proche de Sarkozi avec Debre comme presidentavec en 2007 l'annulation des proces Royal Segolen/Sarkozi) sont plus souveraine que la cour constitutionnelle de la COTE d'IVOIRE ???

Ayez chers amis et freres Ivoiriens un temps de repis pour voir et comprendre les enjeux qui sont derriere ces elucubrations des imperialistes!!!

Dans tous les cas nous au dans la region d'afrik du Kamerun soutenons corps et ämes la decisions du Conseil Constitutionnelle et des Rois et Chefs traditionnels de la Republique de Cote d'IVOIRE !!!

Vive KOUDOU GBAGBO et que VIVE LA COTE D'IVOIRE!!!!
 
L'enfant De L'afrique  a écrit
22 Décembre 2010 09:21:54
Bon raisonement. J'espere que Gbagbo le lira