Côte d'Ivoire- Enlèvement et assassinat d'enfants
Hamed Bakayoko: ''(.....) Très rapidement, nous allons mettre fin à ce phénomène''
lebanco.net - Publié le: 31-01-2015 - Mise-à-jour le: 31-01-2015 - Auteur: Fidès Symphorien
Hamed Bakayoko:   ''(.....) Très rapidement, nous allons mettre fin à ce phénomène''
Le ministre de l'intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko, à l'instar des autres membres du gouvernement est très préoccupé par le phénomène d'enlèvement et d'assassinat d'enfants ces dernières semaines dans son pays, la Côte d'Ivoire. A l'occasion de l'installation des centres régionaux du Centre de Coordination et des Décisions Opérationnelles (CCDO) de Yamoussoukro et de Bouaké, le sécurocrate a rassuré les populations plongées dans une psychose d'endiguer au plus vite  cette sombre situation.
 
« Le Président de la République sait que les problèmes de route et de braquage vous fatiguent. Un président qui entend les souffrances de sa population et qui reste bras croisé, n'est pas un président qui aime et qui respecte sa population. Et comme votre Président Alassane Ouattara vous respecte et vous aime, il a décidé que nous puissions concevoir ce projet et l'étendre à Bouaké. Ce qui est aujourd'hui une réalité. Vous avez devant vous les éléments du CCDO avec tout l'équipement routier, matériel et informatique  que cela requiert. Un élément de la sécurité, c'est la mobilité des forces. Il faut que les éléments soient capables de se rendre rapidement sur les lieux. Très bientôt le système de camera comme à Abidjan et à Yamoussoukro sera fonctionnel aussi à Bouaké pour accroitre l'efficacité de nos forces. Ce bureau est également équipé de radios et relié directement à Abidjan. Chers parents et chers populations de Bouaké, l'expérience du CCDO à Abidjan a été un succès. Grace à l'action du CCDO, nous avons réussi à libérer tous les barrages et à permettre la liberté de mouvement des personnes et des biens en garantissant, et en améliorant le niveau de sécurité. Car depuis longtemps, l'on nous disait que pour avoir la sécurité, il faut beaucoup de barrages. Hors dans les barrages aussi, les populations sont fatiguées (.) Tout le travail de sécurité que nous mettons en place à un seul but, c'est de vous offrir la liberté. Nous voulons des populations rassurées par leur police. Nous ne voulons pas que vous ayez peur des policiers sous prétexte qu'ils vont vous racketter. S'il n'y a pas de policiers, ce sera laisser libre cours aux bandits qui troubleront votre sommeil. Notre travail au gouvernement, c'est de faire en sorte que vous, chères populations, soyez dans un cadre où il fait bon vivre. Au gouvernement, nous ouvrons pour votre bien-être. Aujourd'hui, on ne peut plus obliger les populations à aimer les dirigeants ou à être des snobs auprès de leurs dirigeants. C'est le programme de gouvernement et la capacité de diriger qui rassure les populations. Les temps des ministres qui ne font rien sont révolus. Aussi celui des responsables qui n'apportent aucune solution est fini. Il faut faire ses preuves avec des résultats concrets.  Je vous souhaite des jours meilleurs avec l'installation du CCDO à Bouaké. Nous mettrons tout en ouvre pour que Bouaké retrouve son lustre d'antan. Bouaké fait partie des grandes villes africaines. Surtout en Afrique de l'Ouest. Bouaké doit retrouver sa grandeur. Pour cela, il fallait la sécurité. Bouaké, a été une ville martyre. Les armes y ont circulé. Il y a eu trop de sang coulé(.) Il est temps de montrer que Bouaké s'est normalisé en sécurité et il y fait bon vivre. Bouaké a emprunté le train de l'émergence prônée par le Chef de l'Etat Alassane Ouattara. Je souhaite par ailleurs tous mes voux de succès et de bonne continuation au Conseil National de Sécurité (CNS) et particulièrement à son responsable Alain Richard Donwahi, dans la mission importante qui est la réforme du secteur de la sécurité. La sécurité n'est pas seulement une affaire de militaire. La sécurité, c'est aussi la résolution des problèmes des paysans, des éleveurs, des commerçants, du racket etc. Cela peut se transformer en véritable problème de sécurité. Dans cette nouvelle vision de la sécurité, se projette comme une prévention. Il faut d'abord régler les problèmes à la source avant que cela ne se transforme en guerre. Car avec l'éclatement d'une guerre, ce ne sont pas seulement les deux groupes qui sont opposés. C'est parce qu'en dessous, il y avait des problèmes qui n'ont pas été résolus. Il y avait des jeunes au chômage, des laissés pour compte qui, dès les premiers coups de fusil ont pris des armes croyant trouver solution à leurs problèmes. M. Alain -Richard Donwahi travaille avec une équipe afin de faire en sorte que la Côte d'Ivoire puisse tirer toutes les leçons possibles et se projeter vers un avenir meilleur dans le domaine de la sécurité. Je voudrais aussi saluer les responsables de la police nationale avec à leur tête le général Brindou M'Bia, qui sont engagés aujourd'hui dans une crise très grave face à laquelle, avec les éléments devrons traquer et mettre fin aux enlèvements, aux assassinats qui créent une grande psychose au sein des populations. Je veux rassurer toutes les populations que très rapidement, nous allons mettre fin à ce phénomène. L'histoire des pays est marquée par des psychoses. Il y a quelques années en Côte d'Ivoire, ce sont les rumeurs des sexes qui disparaissaient etc. Les auteurs et les commanditaires seront neutralisés. Nous avons déployé un dispositif inter force de 1500 éléments qui effectuent des patrouilles et qui sont vigilants afin de remédier à ce phénomène des temps anciens. On demande aux populations de la sérénité. Il ne faut pas laisser les affabulateurs, les jaloux du succès de notre pays, la Côte d'Ivoire et qui veulent utiliser toutes les occasions pour ternir l'image du pays, tout en jetant de l'huile sur le feu face à cette crise. C'est vrai qu'il y a une crise, il y a des problèmes ; mais des gens veulent tirer profit. Ne leur donnons pas l'occasion. Il y a des mensonges et des mises en scènes autour de cette crise. Je vous demande de ne pas lyncher les personnes suspectes. Laissez la police faire son travail. Si vous voyez un fait ou un évènement anormal, appelez la police ou la gendarmerie (.) Le lynchage peut arriver à chacun de vous, car suspecté d'être un enleveur ou un meurtrier. En Côte d'Ivoire, il y a une justice. Nul ne doit se faire justice. Le gouvernement comprend votre douleur et mettra tout en oeuvre  pour une solution définitive. Ça ne sert à rien de vouloir réparer une injustice par une autre injustice plus grave. Laissez-nous faire notre travail pour votre bien-être. Nous n'allons pas faillir à cette mission qui nous a été assignée par le Chef de l'Etat. La Côte d'Ivoire est en chantier.  Aux éléments de police, je veux dire que lorsqu'on fait le choix de ce métier, c'est un véritable sacerdoce. Nous sommes à la police car on veut servir et aider les autres. Le policier doit être à la disposition des populations ».
 
Retranscrit par Fidès Symphorien
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