Côte d'Ivoire-Lutte contre la cherté de la vie
Voici la solution de Moh Constance Viviane (Directrice Générale de l'OCPV)
lebanco.net - Publié le: 16-01-2015 - Mise-à-jour le: 16-01-2015 - Auteur: Cyprien Kouassi
Voici la solution de Moh Constance Viviane (Directrice Générale de l'OCPV)
Dans le souci de permettre aux ivoiriens et habitants de la Côte d'Ivoire de se nourrir convenablement et a moindre coût, l'Office d'aide à la Commercialisation des Produits Vivriers (OCPV) sous tutelle du Ministère du Commerce, a élaboré depuis août 2014 un document administratif  dénommé ''le Certificat de Provenance''. Dans cet entretien qu'elle a accordé à lebanco.net, Mme Moh Constance Viviane, Directrice Générale de l'Office d'aide à la Commercialisation des Produits Vivriers dégage les grandes lignes de ce document et explique son utilité.
 
Constance Viviane Moh bonjour. Surtout bonne année 2015. Alors vous élaboriez un document dans le cadre de la stratégie de commercialisation des produits vivriers. Dites-nous ce que c'est ce Certificat de Provenance ?
Le Certificat de Provenance, est un document administratif obligatoire délivré à tous les commerçants de produits vivriers. Il est considéré conformément à la volonté du gouvernement comme un laisser passer aux corridors officiels. Il permet non seulement de retracer les flux du vivrier, mais également  de préparer un recentrage de fonds de garantie au profit des operateurs du vivrier à travers les recettes acquises. Il dispose d'un avantage économique non négligeable car ce document permettra aux acheteurs du vivriers de mener leurs activités sans être victimes des nombreuses tracasseries routières. Le coût de ce document est oscille entre  500 FCFA et 5000 FCFA selon le tonnage.La durée de validité du Certificat de Provenance est de 3 jours renouvelables à partir de la date d'acquisition.
 
Comment se faire délivrer ce document et qui est le détenteur principal? Le transporteur ou le commerçant ?
 
L'acquisition de ce document se fait sur tous les sites de chargement des produits vivriers reconnus sur l'étendue du territoire national. Le commerçant en tant que premier bénéficiaire, dispose de ce document.  Cependant, il peut le confier au transporteur au cas où il serait empêché.
 
Les ménagères continuent de se lamenter sur la cherté de la vie. Dites-nous Mme la directrice quel est l'impact d'un tel projet  sur le panier de la ménagère ?
À ce niveau il faut dire que l'impact est très visible, car les braves commerçantes qui disposent de ce certificat n'ont plus à débourser de l'argent pour payer les faux frais sur les routes pour l'acheminement de leurs marchandises. Du coup, les prix de ventes sont accessibles à tous sur le marché. La ménagère pourra donc acheter trois tas de tomates à 200f au lieu d'un seul tas à ce même prix par exemple.
Après que la phase de sensibilisation soit passée, quel est l'état des lieux faites-vous aujourd'hui? Est ce qu'il y a une véritable participation des principaux acteurs ?
Il faut dire que les résultats sont assez satisfaisants, par ce que nous constatons un réel engouement au niveau des coopératives et autres commerçants. Toutefois, nous continuons l'information pour booster ceux qui trainent encore les pas.  Aussi, avec la collaboration des forces de l'ordre, ceux qui ne possèdent pas leur Certificat de Provenance aux postes de contrôle doivent payer une amande de 50.000 FCFA. Nous invitons à ce propos les forces de l'ordre à accentuer le contrôle.
Comment est ce que l'OCPV aide une coopérative ou un particulier à acquérir de nouveaux débouchés ?
Nous disposons d'un service d'encadrement, de formation et d'assistance à la recherche de nouveaux débouchés. Par conséquent, à  partir de notre  répertoire  nous les aidons à la commercialisation de leurs produits. Il leur suffit juste de nous approcher, ils seront les bienvenus.
Quels sont vos rapports avec les associations du vivriers et les mairies?
D'abord avec les associations du vivriers, il faut dire tout de suite que ce sont nos partenaires. Nous les rencontrons régulièrement pour des ateliers de formation, d'encadrement et surtout  nous les aidons à trouver des sources de financement pour leurs projets. Concernant les mairies, nous avons une bonne collaboration. Nous échangeons régulièrement pour la bonne marche des missions qui nous sont assignées... D'ailleurs cette année, nous avons une rencontre avec les mairies  dans le cadre de l'assainissement des marchés, espaces qui ne présentent pas très souvent un beau visage pour les déchargements des produits directement consommables.
Mme la directrice, notre entretien s'achève. ?
Oui je comprends. Je voudrais inviter tous les commerçants du vivriers à disposer du Certificat de Provenance pour répondre aux attentes sur la cherté de la vie. Aux ivoiriens, je présente des voux de santé et de paix pour cette année électorale. À la famille du monde agricole, je souhaite également des voeux de santé et de matérialisation de tous nos projets.  
 
Cyprien kouassi
cyprienkouassi@lebanco.net
 
Rédigé par: bamba   le: Dimanche 18 Janvier 2015
S' il est vrai que le certificat de provenance permet d ' avoir une tracabilite de la production et de constituer un base de donnees statisitiques sur les transactions, force est de reconnaitre que cette parafiscalite constitue sans nul doute un surcout financier que les operateurs de la filière vivrièr, repercuteront a coup sur sur les prix. Instauré, il y a de cela des années, ce document administratif a bien souvent fait l objet de racket, de negociations dectooutes sortes. Surtout que la gestion quelque peu opaque de cette manne financière a toujours ete décriée.
Rédigé par: kouadio   le: Samedi 17 Janvier 2015
Madame la Directrice,je ne suis pas contre l'instauration de ce document mais je souhaite qu'on son cout soit considérablement réduit pour le rendre accessible à tous.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 16 Janvier 2015
Voilà encore une manière à peine déguisée de taxer les producteurs de produits vivriers. Il ne faudra pas s'étonner qu'il y ait autant de producteurs qui abandonnent ce genre de culture pour se tourner vers l'hévéa ou quelque chose de moins... nourrissant.
Rédigé par: Zott   le: Vendredi 16 Janvier 2015
Ce certificat de provenance est ce qu'on appelle le vol systémique. C'est à dire le vol organisé par le système, par l'administration publique, et souvent par une direction ou un ministère de l'administration publique... Faites vous-même le calcul: 5000Fcfa par tonne de produits vivriers. Imaginez le montant que cela représente par toutes les tonnes et par commerçant. Et ce certificat s'expire en trois jours, il faut encore payer pour l'avoir... C'est la pure excroquerie administrative. C'est du vol. Et puis il faut se demander quelle est la nécessité de ce certificat... Est-ce qu'il est vraiment nécessaire? Il règle quel problème? RIEN. Absolument RIEN... C'est une sorte d'impôt pris sur les produits locaux. Ce n'est pas acceptable... Et en plus ça ne renter meme pas dans les caisses de l'État... Il faut dénoncer ce vol...
Rédigé par: Jean de Dieu   le: Vendredi 16 Janvier 2015
Merci madame la directrice pour avoir répondu franchement aux questions. Mais comment le résoudre le problème des coupeurs de route qui continuent leur forfaiture à l'égard des pauvres dames qui vont acheter des vivres pour nourrir la population abidjannaise et autres villes de la Côte d'ivoire?