Je suis abasourdi par le nombre de personnes qui veulent "connaître" l'univers alors qu'il est déjà suffisamment difficile de se repérer dans le quartier chinois de New York.(Woody Allen)
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En Afrique, un dynamisme fragile
Croissance dans la zone en 2013: +4,5%
Article publié le: 02 Janvier 2013 - Auteur: Par Annie Eyer - Source: lexpansion
En dépit du recul de l'Afrique du Sud, affaiblie par les tensions sociales, le PIB du continent devrait progresser au même rythme qu'en 2012

Au Cap, à Dakar, à Nairobi, à Lagos, de jeunes geeks urbains et branchés ont pris le virage du digital business, inventant, souvent pour le marché local, tablettes tactiles, applications mobiles et logiciels. Loin des clichés misérabilistes, ces entrepreneurs incarnent le visage d'une Afrique en plein essor. Mais, après dix ans d'une croissance autour de 5 %, à peine écorchée par la crise de 2009, les observateurs s'interrogent aujourd'hui sur la "résilience" du continent noir en cas d'atonie persistante de l'économie mondiale. Les prévisions d'un produit intérieur brut en progression moyenne de 4,5 % pour la zone en 2013 ne sont donc pas fixées dans le marbre.

Les pays exportateurs de brut tiendront le choc
Par crainte des effets de contagion, les regards se tournent vers la locomotive sud-africaine, qui est à la peine. Celle-ci devrait péniblement atteindre 2,5 % de croissance en 2013. "Son économie étant très libéralisée, elle est sensible aux perturbations extérieures", s'inquiète Ludovic Subran, chef économiste à Euler Hermes. A cette perméabilité s'ajoute le conflit minier qui a secoué le pays durant plus de deux mois. Il ne laissera pas derrière lui que des images choquantes, celles de policiers ouvrant le feu sur des grévistes armés de machettes. Il aura aussi un impact sur le PIB : sans doute 0,3 point de moins en 2013. Ces mêmes tensions sociales ont d'ailleurs conduit les agences Moody's et Standard & Poor's à dégrader d'un cran la note de l'Afrique du Sud.



Autre poids lourd du continent : le Nigeria. "Comme d'autres pays exportateurs de pétrole ou de matières premières, tels le Ghana, le Tchad, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo, l'Angola, il devrait tenir le choc grâce au maintien à un haut niveau des cours du brut", pronostique Ludovic Subran. Quant aux pays à très faibles revenus, comme l'Ethiopie, la Gambie ou le Rwanda, ils continueront, selon le dernier rapport du FMI, à être portés par "une demande intérieure solide". Leur croissance restera toutefois insuffisante pour réduire significativement la pauvreté et les inégalités, et pour permettre l'émergence d'une vraie classe moyenne.
Les réactions
 
Jean  a écrit
02 Janvier 2013 04:04:47
Je crois pour ma part que les pays africains s'améliorent dans l'ensemble, même si les efforts sont différents d'un pays à l'autre. Les réformes structurelles sont en train de porter leurs fruits. Il est quand même dommage de constater que les plus "puisaants" soient autant exposés aux alés extérieurs. Ils se doivent de se protéger des chocs extérieurs, même s'ils subissent les perturbations des marchés financiers. Je suis fier des résultats de 2012, je crois qu'ils seront meilleurs que les prévisions et que, sur cette base, les prévisions 2013 seron également revues.