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Côte d'Ivoire
La filière du coton a la cote
Les fermiers espèrent une reprise économique grâce à l'industrie du coton qui connaît un nouvel essor après une décennie chaotique
Article publié le: 28 Décembre 2012 - Auteur: .irinnews.org - Source: .irinnews.org
En Côte d'Ivoire, l'industrie du coton connaît un nouvel essor après avoir été paralysée par une décennie de chaos politique et de conflit. Les fermiers des régions du nord productrices de coton, où régnait la loi des insurgés, sont optimistes quant au retour de la stabilité économique.

Avant la crise de 2002, la Côte d'Ivoire était l'un des principaux producteurs de coton d'Afrique de l'Ouest, avec une production de 400 000 tonnes par an. Selon le Centre national de recherche agronomique (CNRA), jusqu'à 50 pour cent des terres cultivées dans le nord et dans quelques parties des régions du centre étaient réservées à la culture du coton. Près de trois millions de personnes dépendent directement ou indirectement de la filière du coton dans la région.

Pendant la crise, la production est tombée à 120 000 tonnes par an et seuls 18 000 fermiers cultivaient du coton, contre 35 000 avant.

« Personne ne voulait plus cultiver de coton. Beaucoup de fermiers ont choisi d'autres activités jugées plus rentables comme la production de beurre de karité ou de noix de cajou et l'élevage », a déclaré Bertin Kouakou Kouamé, un ingénieur agronome du département de Boundiali dans le nord de la Côte d'Ivoire.

« Mais depuis la fin de la crise, nous avons constaté que les gens recommençaient doucement à cultiver du coton. Nous espérons maintenant que les autorités vont s'y intéresser davantage, surtout depuis que les prix augmentent. Cultiver du coton est une activité très difficile. Cela requiert énormément de main-d'ouvre », a déclaré à IRIN M. Kouamé.

Depuis la campagne 2011-2012, le gouvernement a établi les prix, fixant le prix du coton de premier choix à 265 francs CFA (50 cents) par kilo et à 240 francs CFA (48 cents) pour le coton de second choix.

« Le prix du coton est parfois tombé à 150 francs CFA le kilo. Cela nous démoralisait vraiment puisque nous dépendons de la culture du coton pour nourrir notre famille. Par conséquent, peu d'entre nous ont continué à en produire. Nous voulons aujourd'hui que cette reprise [de la production] bénéficie aux fermiers pour qu'ils puissent oublier le cauchemar qu'ils ont vécu », a affirmé Kanigui Coulibaly, un producteur de coton de la localité de Dikodougou dans le nord du pays.

Dans les années 1990, M. Coulibaly faisait partie des principaux producteurs de coton du nord de la Côte d'Ivoire et gagnait près de huit millions de francs CFA (16 000 dollars) pour une production annuelle de 40 tonnes. « À cause de la guerre, tout s'est écroulé autour de moi avec la chute du prix du coton. Mes cousins et nièces ont décidé de partir s'installer dans le sud du pays pour commencer une autre activité », a-t-il dit à IRIN.

« Les choses se sont améliorées »

« J'ai abandonné la production de coton, car la crise a causé notre malheur. Je ne pouvais pas payer les frais de scolarité de mes quatre enfants. Mais les choses se sont améliorées et j'ai recommencé la production l'année dernière. Même si je ne peux pas effacer tout le temps que mes enfants ont perdu, je peux les aider sur d'autres aspects », a déclaré Lambert Gohi Bi, un fermier de la région centrale du sud de la Côte d'Ivoire.

M. Bi a déclaré qu'il avait gagné environ 400 000 francs CFA (800 dollars) pendant la campagne 2011-2012 avec une récolte de 1,5 tonne de coton, et qu'il espérait gagner le double lors de la prochaine campagne.

La Compagnie ivoirienne pour le développement des textiles (CIDT), chargée de la filière du coton dans certaines parties des régions du centre, prévoit que la récolte de la campagne 2012-2013 sera de 35 000 tonnes, contre 15 000 tonnes précédemment. La Compagnie ivoirienne de coton (COIC), chargée de la production dans certaines parties de la région du nord, a déclaré que 115 000 hectares avaient servi à la culture du coton et que la production était estimée à 120 000 tonnes pour la campagne actuelle.

« La dernière campagne a rapporté 13,5 milliards de francs CFA (27,2 millions de dollars) aux fermiers. Les producteurs devraient gagner plus sur les ventes de la campagne actuelle. C'est la preuve que la production de coton est doucement en train de redémarrer », a déclaré le directeur de la COIC, Adama Silué.

Le gouvernement a injecté plus de sept milliards de francs CFA (14,1 millions de dollars) de subventions pour l'industrie du coton, ce qui a fait baisser le prix de l'engrais de 25 pour cent.

« Même si cela n'est peut-être pas suffisant, c'est une aide énorme pour les producteurs. Aujourd'hui, le gouvernement devrait encourager le respect des normes phytosanitaires pour que la filière du coton puisse décoller pour de bon », a déclaré le fermier M. Coulibaly.
Les réactions
 
Gbi De Cuivre  a écrit
30 Décembre 2012 01:20:09
ACE etait une societe de voleurs pour piller la filiere cafe/cacao entre autres. http://news.abidjan.net/article/imprimer.asp?n=342103
Venir ici sur ce site ecrire qu'ACE faisait le bonheur des producteurs de coton alors qu'ACE pillait le cafe/cacao est un pur mensonge.
 
Veriteici  a écrit
30 Décembre 2012 02:20:51
@Gbi De Cuivre
vous savez le net est tout un monde. il faut souvent eviter de venir etaler ses limites sur le net. on est pas obliger de debattre sur tous les sujets surtout kan on n'est pas informé. ACE-CI avait bien le monopole du pesage dans la filière CAFE-CACAO. Mais les activités dans cette filière n'avait rien avoir avec celle dans le coton. les activité dans le coton sont défini par un cahier de charge de l'ARECA. ACE a mis dans chaque usine de coton 10 agents pour suivre l'activité des égreneurs. des missions fréquentes ont été organisée sur le terrains auprès des producteurs pour faire un etat des lieux de la filière. ce qui a permit a l'UE de payer une partie des sommes dues au producteurs par les egreneurs qui etaient en difficultés (LCCI-SICOSAS). ACE est initiatrice de la subventions des engrais NPK et UREE. operation qui a commencer avec un financement de la BID en 2006. la présence d'ACE aujourd'hui est unanimement saluer par les acteurs de la filière. arreter de dire des choses que vous ne maitriser pas. c pas forcer de commenter tous les articles. merci bien a vous
 
Amadisonga  a écrit
29 Décembre 2012 08:20:08
Veritéci@HBK est très au courant lui!C'est ce qui à amené palabre entre lui et IB.Ses hommes en vie ont tous proliféré de cette richesse entre autre.Effectivement cette filiaire à été détruite par les hommes du RDR et les ex-FN comzones.
 
Gbi De Cuivre  a écrit
28 Décembre 2012 12:11:35
La Ste ACE est la Societe (dans laquelle Gbohoun Bouabre etait actionnaire) qui a pille la filiere cafe/cacao a travers le monopole du pesage et du controle que leur avait accorde par un contrat de gre a gre, feu Gbohoun Bouabre. Dire que c'est eux qui ont retablit la filiere coton est un mensonge ehonte ...
 
Veriteici  a écrit
28 Décembre 2012 05:37:00
Allez demander des comptes au minable SORO et sa bande de Rebelle. ce sont eux qui ont détruit cette filière en grande partie. il faut accusé aussi Bedié d'avoir privatiser en 98 la CIDT qui faisait au moins 12 milliards de bénéfice net par an. cette entreprise avant la privatisation payait des primes a ses employé de l'ordre de 6 fois le salaire. alors pourquoi privatiser une entreprise qui marche et même marche très bien?? là est toute la question.
après la privatisation chaque entité (CIDT et les nouvo venu LCCI et IVOIRE COTON) a essayé de tenir le bon bout. mais tout c'est gâte avec l'arrivé de Soro le rebelle. imposant des taxes aux sociétés cotonnières sur chaque camion de coton graine enlevé dans les village et chaque camion de balle de coton a destination du port.vous avez dit crime économique???
la partition du pays a rendu les producteurs de cotons orphelins. il a fallu attendre 2005 pour voir l'État se réengager dans la filière avec l'arrivé de la société ACE(Audit Control et Expertise). les subventions des engrais NPK et UREE accordées par l'État depuis environ 6 ans maintenant aux producteurs leur redonne espoir et nous constatons une nette amélioration des rendements et un tonnage national de plus en plus en hausse.
espérons que le nouveau pouvoir qui est composé en majorité des fils du nord saura la pleine nécessité de cette filière pour la grande région des savanes.
 
Gnahore Koudou  a écrit
28 Décembre 2012 05:14:49
Sous ADO, la CI est de nouveau au travail pour le bien-etre des ivoiriens et la prosperite de toute la CI. (A bas les refondateurs paresseux corrompus, voleurs et violeurs, incapables de ramasser les ordures et qui en plus importaient des dechets toxiques)