A Abidjan la capitale économique ivoirienne, les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci) veillent au grain. De jour comme de nuit, des contrôles des coffres arrières des véhicules de transport, taxis et autres véhicules privés ont cour. Le vendredi 7 septembre dernier, nous avons séjourné de nuit Yopougon. Question de mieux apprécier la situation sécuritaire dans ce quartier à l'Ouest d'Abidjan, supposé pro-Gbagbo. Si la Rue princesse est moins bruyante depuis le passage du ministère de la Salubrité urbaine, ce n'est pas le cas de la rue de la Sicogi. Pour atteindre le terminus du bus 47, la voie qui asse devant la paroisse Saint André permet de jauger l'état d'esprit des jeunes noceurs. Les différents maquis sont bondés d'un monde noir. Il est 22h passé. Alcool, musique à fond, filles en petite tenue, cigarette, tout y passe dans une ambiance qui rendrait fou un moine. C'est ça Abidjan, une cité aux mille facettes où la population, surtout jeunes, n'aspire qu'à bien vivre. Sans assaut militaire et tirs de kalachnikovs. D'ailleurs, s'il y a une accalmie notable qui favorise la reprise des commerces de nuit par des mères de famille, c'est que la sécurité est aussi de mise. A partir de 22h, certains axes routiers sont fermés à la circulation. Le chauffeur de taxi est obligé de faire des détours pour atteindre notre destination. Jusqu'à 2h du matin, des chauffeurs de taxis et autres noceurs circulent. Les chauffeurs de taxis font même des surcharges tolérés par les Frci. Sur l'axe qui passe à côté du complexe Jesse Jackson, les jeunes en tenue militaire éprouvent des difficultés dans la régulation de la circulation. Ils provoquent des embouteillages. A contrario, là où sont les policiers, la circulation est fluide. Les veillées funéraires ont repris les vendredis soirs dans ce quartier. Les Frci, la population en a plus fait une habitude mais mieux vaut sortir avec ses pièces d'identité. Dans ce mois de Septembre 2012 qui annonce la rentrée des classes prévues pour le 17 septembre prochain, les partisans au Ghana et au Libéria veulent faire le coup de feu. Les autorités qui n'entendent plus se laisser surprendre prennent des mesures discrètes pour parer à toute éventualité. Pour l'heure, c'est un calme bien apprécié par tous qui règne sur le pays. A l'intérieur, de Bouaké à Korhogo en passant par Gagnoa, les contrôles se déroulent même si selon les localités, les rci, policiers et gendarmes se laissent un peu aller au racket. Qui lui, sévit toujours. Dans la discrétion la plus totale ou au vu et au su de tous les usagers. Un détour au check point de Diabo-Sokoura permet de voir les agents des forces de l'ordre à l'ouvre. Dans l'ensemble, on a remarqué que lorsque le Président Alassane Ouattara est au pays, nul quidam ne s'avise à troubler la quiétude des ivoiriens. Le pays a vraiment un chef et est gouverné pour le plus grand bonheur de tous. Sauf les esprits chagrins qui ne jurent que par leur demi-dieu à qui les prophéties des humains ont causé du tort. Jusque là, Dieu, le vrai Dieu unique qui a eu pitié des ivoiriens pour leur envoyer Alassane Ouattara, n'a pas accepté la requête en élargissement de ce tueur né. Le bagne de Scheveningen est bien pour lui.
Adam's Régis Souaga