Efficacité dans la discrétion. Voici le trait de caractère du Chef de l'Etat ivoirien, le Président Alassane Ouattara qui a entendu, au-delà de ce l'on croyait, les cris de détresse des travailleurs de l'ex-société Trituraf de Bouaké, reprise par Ohléol Industries SA mais non fonctionnelle depuis sa reprise par ce groupe industriel « français ». Sans tambour ni trompette, le Chef de l'Etat qui est à l'écoute de son peuple, s'est saisi du dossier Trituraf pour le confier à un groupe d'experts qui devra lui remettre rapport afin qu'il prenne la décision qui sauve, « très bientôt », a annoncé le Ministre de l'Artisanat et de la Promotion des Pme. Le ministre Konaté Sidiki a, lors de la cérémonie officielle d'ouverture de la foire carnaval de Bouaké, annoncé que très bientôt le Président Alassane Ouattara prendra une décision relative à la réouverture de l'usine Trituraf de Bouaké. Cette unité industrielle motrice dans le développement socio-économique de Bouaké a été cédée à Alexandre Kéïta et ses amis dans une opération digne d'un film sur la mafia. Ohléol Industries SA, de l'avis du syndic, Robert Anouman N'tchobo qui rencontrait fin mai dernier les travailleurs au siège de l'union régionale des travailleurs du centre-Bouaké (siège de l'Ugtci) à Koko-Bouaké, a soutenu devant son auditoire qu'Ohéol a fait la plus petite proposition financière de reprise des actifs de Trituraf. Cette proposition était de 1 milliard 150 millions là où deux autres propositions respectives de 1milliard 400 millions de FCFA et 1 milliard 700 millions de FCFA n'ont pas eu l'assentiment du syndic. Les arguments avancés par Robert Anouman N'tchobo n'ont pas convaincu l'auditoire. Les porte-parole des travailleurs, Kouamé Koffi, Hyacinthe Béda, Modeste Allany et Suzanne Kohon Sizon ont pu découvrir le faux en la matière. Là où le liquidateur affirmait que les investisseurs qui ont fait les propositions supérieures à celle d'Ohéol avaient disparu de la circulation, les délégués des travailleurs affirment le contraire. Ils accusent le liquidateur de les avoir floués car la vente aux enchères se serait faite de façon peu orthodoxe. « L'autre partie ne savait pas de quoi il s'agissait, cet homme a été utilisé et n'a même pas reçu une bouteille de soda » soutient l'un des délégués. Depuis deux mois, les travailleurs qui exigeaient des arriérés de salaire manifestent constamment contre le repreneur, incapable de faire remettre les turbines à feu.
La petite phrase de Konaté Sidiki
Depuis cette annonce faite par le Ministre Konaté qui dénonçait les propos discourtois à l'encontre du Président Ouattara et annonçait l'espoir de la reprise effective « pour bientôt » de l'usine de Trituraf, c'est la joie à Bouaké. Coups de fil, échanges tout y passe pour évoquer cette action grandeur nature que s'apprêterait à poser le Président ivoirien. Partout l'on ne parle plus que de la « petite phrase de Konaté Sidiki ». Le cadre des Forces Nouvelles a appelé la population à se nourrir d'espoir, certes dans une période de difficulté mais qui s'achèvera bientôt grâce aux actions de développement du Président Alassane Ouattara. Celui-ci a inauguré la première usine depuis sa prise de fonction, à Bouaké. C'est pour le ministre Konaté Sidiki, le signe de l'amour du Président Ouattara pour Bouaké dont il ne saurait oublier la brave population qui lui est acquise depuis de longues années. Le soutien de cette même population (et celle des ex-zones Cno) a été déterminante dans le combat des Forces Nouvelles, l'ex-rébellion du Nord, dont l'offensive des Forces armées a permis la victoire militaire du Président Alassane Ouattara face à la soldatesque de Laurent Gbagbo, l'ex-Président battu à la régulière dans les urnes le 28 novembre 2010, dans les urnes.
Adam's Régis Souaga