Depuis un mois, dans l'indifférence totale, les cours et autres examens en cours à l'université de Bouaké-la-Neuve, sont à l'arrêt. La raison, une fois de plus, les impayés dus aux enseignants. Les jeunes étudiants sont las d'espérer des jours nouveaux qui ne s'annoncent guère. Toujours rien de nouveaux sous le chaud soleil de Bouaké. Dans la foulée, c'est le silence du ministère de tutelle face à cette situation qui intrigue. Cette grève, lancée puis suspendue avait donné de l'espoir aux étudiants. A l'orée de la rentrée académique annoncée pour septembre prochain, on se demande bien si le pari sera respecté. Il faudrait aux acteurs du système éducation-formation, savoir raison garder face aux enjeux actuels. La Côte d'Ivoire, dirigée par leurs camarades enseignants de l'Université n' pas fait de bonds qualitatifs pendant dix ans. Après avoir imposé une guerre aux ivoiriens, le Fpi et son lot d'enseignants illuminés prennent une fois de plus l'université en otage. Sous Gbagbo, l'on n'a pas assisté à ce genre de grève irresponsable. Oui, cette grève, loin d'être anodine est une arme aux mains de ses initiateurs. Et il faudrait à l'Etat souverain de Côte d'Ivoire, relever le défi imposé. Des jeunes ivoiriens, tout aussi diplômés qu'eux sont disposés à donner des cours tout comme des vacataires. S'il est vrai que l'argent est un droit acquis pour le travail fait, il faut savoir que dans certains pays, nos chers enseignants n'auraient même pas eu le courage de mener grève. Par manque de moyens pour se nourrir, ils n'auraient pas de force. Sans avoir travaillé pendant des mois, nos enseignants de l'université ont toujours été payés. Les primes, l'Etat est disposé à les apurer. Il faut, comme l'a dit le Président Bédié, faire confiance. Eux au moins, ont les salaires or il se trouve, des agents de l'université de Bouaké qui ont des arriérés de salaires. Ne sont-ils pas des êtres humains ou des ivoiriens ? Il faut savoir raison garder, se donner raison car ces grèves interminables se font au détriment des étudiants dont certains ont oublié les années de séjour sur le campus. La Côte d'Ivoire revient de loin avec certes moins de dégâts mais tout de même des plaies béantes à soigner. Gbagbo a imposé une rallonge budgétaire à Ouattara, c'est un fait indéniable. Oui, ces enseignants, tout aussi pères et mères de familles ne sont pas les responsables. Tout comme l'ensemble des ivoiriens qui n'aspiraient qu'à la paix. Mais, si les autres membres du corps social ont mis du bémol à leurs revendications, c'est en toute lucidité et avec le bon sens. Tous les ivoiriens sauf, ceux qui aspirent à peut-être créer un kyste pour nuire, se gardent de trop tirer sur la corde.
Adam's Régis Souaga