Le Président de la République, Alassane Ouattara, a suscité un espoir de changement en Côte d'Ivoire bien avant sa prise de fonction. Dans son programme de gouvernement, lors de la campagne électorale de l'élection présidentielle, le candidat Ouattara avait fait la promesse de créer, de façon urgente, un million d'emplois pour atténuer le chômage qui a atteint un niveau alarmant et constitue, de ce fait, une « bombe » sociale à retardement.
On n'a nullement besoin d'être statisticien pour mesurer l'ampleur du chômage en Côte d'Ivoire. Un seul indice pertinent : Prenez le temps décompter le nombre de jeunes diplômés qui sont réduits à vendre des cartes téléphoniques dans les coins de rue à Abidjan pour survivre.
Le problème du chômage et de l'emploi constituent donc des préoccupations majeures des Ivoiriens. Mais au vu de la façon de l'aborder, on peut légitimement se poser la question : ce cancer qui ronge notre pays est-il en voie d'être éradiqué ou à défaut, réduit à des proportions acceptables? Les Solutions ADO, sont-elles vraiment des thérapies de choc, de la poudre aux yeux, de vaines promesses électorales qui n'atteindront pas les résultats escomptés ou plutôt de véritables recettes qui feront de la Côte d'Ivoire « un pays émergeant en une génération »?
Au regard de la réalité de la situation socio-économique actuelle de la Côte d'ivoire, ce programme du président Ouattara et ses promesses volontaristes nous poussent à une analyse, afin d'en voir la faisabilité.
Notre analyse repose sur notre expérience en qualité d'ingénieur en Robotique et en automatisme, directeur technique de la société ECS Engineering Inc. et, par ailleurs, consultant en délocalisation industrielle
L'ambition titanesque du président Ouattara n'est pas une mission impossible. En théorie elle est réalisable. Cependant, en matière de développement économique, le succès repose sur l'identification d'un modèle cohérent dont l'application est poursuivie avec rigueur.
Comparaison n'est certes pas raison, mais cela donne des éléments de comparaison pour mieux apprécier le réel. Les « Dragons d'Asie »ne doivent pas leur succès en matière de développement économique à une reproduction mécanique du modèle américain.
Les gouvernants de ces pays, entourés de grands penseurs en matière de théories de développement, ont su filtrer ce qui est bon du système américain, y ont fait les ajustements et modifications nécessaires avant de transplanter ce modèle et l'appliquer à leurs sociétés qui ont des valeurs socioculturelles différentes de celles des Américains.
Aujourd'hui ces pays - la Corée du Sud, Hong Kong, Taiwan etc. - ont réussi à sortir la majeur partie de leurs populations de la pauvreté pour en faire une classe moyenne majoritaire. Ce n'est donc pas le fait du hasard que ces pays connaissent à la fois un succès économique durable et une stabilité politique.
Tout comme celui des Dragons d'Asie, notre développement économique doit respecter notre vision propre, enracinée dans nos réalités, pour ensuite s'intégrer au reste du monde dans sa mouvance vers la mondialisation/globalisation.
La Côte d'Ivoire n'est pas à sa première tentative de sortie de la pauvreté par la croissance économique qui précède le développement. Déjà dans les années 70 sous le président Houphouët-Boigny, l'on avait parlé de « miracle » économique ivoirien pour qualifier notre performance économique tant enviée sur le continent. Mais cette croissance « spontanée », qui ne s'est pas faite en s'inspirant d'un modèle précis, n'a pas su s'enraciner dans nos valeurs de culture pour assurer une croissance soutenue, suivie d'un développement durable.
Bien au contraire, confinées au second plan dans la course à la croissance économique, le réveil brutal de nos valeurs, combinées à leurs antivaleurs, a engendré des contradictions internes entre l'économie et le culturel. Le résultat est là. Le pays, appauvri par des décennies d'une crise multidimensionnelle à répétition, tente de se remettre par la relance de son économie.
Le regard que nous portons sur la Côte d'ivoire après10 mois de gestion de l'administration Ouattara nous amène à conclure que les prévisions de croissance risquent d'être en deçà des espérances si une réorientation urgente n'est pas adoptée. Nous pensons, en effet, que les bases du système actuel ne peuvent pas donner un résultat positif à moyen et long termes. Car, contrairement à ce que nous avions cru dans les années 70, le développement ne relève pas du miracle économique. C'est plutôt le résultat d'une planification bien structurée suivie d'une application bien régulée.
Présentation du problème
La résolution des problèmes de développement tout comme ceux de l'emploi ne peuvent se faire sans réflexions appropriées préalables. Pour résoudre les problèmes de développement, Il y a nécessairement une phase de réflexion et de conceptualisation de la stratégie qui sera mise en oeuvre. L'oeuvre de conceptualisation incombe au gouvernement qui, dans le cas actuel, devra s'appuyer sur des ministères clés pour la mise en application de son programme. C'est pour cette raison que notre analyse et notre critique se feront en regardant les ministères clefs qui sont importants en terme de développement et ceux qui nous semblent complètement inutiles.
Principaux ministères impliqués dans le plan directeur :
1. Ministère de l'industrie
2. Ministère de l'enseignement technique
3. Ministère des nouvelles technologies
4. Ministère du travail.
5. Ministère du plan
6. Ministère des PME
7. Ministère du service civique
Ministère de l'industrie
Jusqu'à preuve du contraire l'industrialisation reste la clef du développement économique d'un pays sous-développé selon les indicateurs du développement. En effet l'histoire, nous enseigne que tous les pays développés du monde sont passés par l'étape obligatoire du secteur primaire de l'agriculture, l'exploitation des matières premières et des ressources naturelles, pour ensuite arriver à l'étape de l'industrialisation du travail et de la production.
Si la Côte d'ivoire, pays sous-développés veut sortir de sa situation actuelle, il n'a d'autres choix que d'emprunter le chemin de l'industrialisation. Seule l'industrialisation répond à la préoccupation et aux problèmes de développement que tente de résoudre le Président Ouattara avec en point de mire, faire de la Côte d'Ivoire un pays émergent.
Ceci dit, notre objectif final est d'être un pays industrialisé dans le futur. Mais puisque l'industrialisation est complexe pour nos jeunes états africains nous devons commencer par la délocalisation industrielle qui fera de la Cote d'ivoire un pays émergent dans les 15 ans avenir. De ce qui précède, interviendra l'industrialisation sans une révolution industrielle. Ceci devient donc le raccourci au développement tant voulu et attendu.
La délocalisation industrielle résoudra à la fois le problème du chômage et du développement. Toute autre voie est vouée à l'échec, car elle sera une solution de stagnation et une politique de rente. La fonction publique et les services administratifs n'ont jamais fait d'un pays, un pays développé. Les secteurs administratifs peuvent créer des milliers d'emplois, qu'on peut financer par la vente de matière première. Ce n'est pas avec ces emplois qu'on va développer notre pays la côte d'ivoire. C'est cette problématique qui a été comprise par l'occident qui a basé son développement sur l'industrialisation, ces pays on fait une révolution industrielle pour résoudre le problème de l'emploi et se développer à partir de cette révolution industrielle. C'est aussi cette réalité qu'ont compris les pays asiatiques qui, même s'ils n'ont pas inventés la roue, ont réussi à mettre en place une politique de délocalisation industrielle. Cette politique leur a permit de créer une industrie de copie et devenir des pays émergents. C'est alors dans ce courant de pensée que doit s'inscrire la Côte d'ivoire et son ministère de l'industrie.
Si l'état des lieux des politiques industrielles est susceptible de faire sortir notre pays du sous-développement.
L'analyse de cette situation passera d'abord sur le regard à jeter sur le code d'investissement :
Le Code d'investissement
Ce qu'il nous faut c'est un code d'investissement qui attire les industries créatrices d'emplois et non un code d'investissement dont profiteront les entreprises qui viendront récupérer des matières premières dont elles ont de toute façon besoin pour la survie de leur entreprise . Les premières créent des emplois sans avoir besoin de notre marché et de nos matières premières, alors que les secondes ont besoin de nous, soit parce que leur existence dépend de matières premières dont nous disposons, soit à cause de notre situation géographique, ou parce que notre population représente un marché de consommation pour elles.
De l'analyse de cette situation, il faut tirer les conséquences et retenir qu'on ne doit pas avoir un code d'investissement unique, alors que les situations et les besoins sont différents. Il y a plusieurs cas de figures et les codes d'investissements doivent être différents selon les différents cas de figures et les secteurs concernés. Ce qui est important pour nous c'est de créer des emplois par la délocalisation industrielle et non de brader nos ressources à vil prix à des entreprises qui font déjà du profit à partir de nos matières premières. Notre code doit viser les industries qu'on veut faire venir chez nous pour créer des emplois et non des entreprises qui ne peuvent se passer de nos ressources.
La délocalisation ne s'obtient pas par des plaquettes en papier glacé ou des publicités dans des journaux. Pour en profiter il faut avoir une véritable stratégie de délocalisation industrielle et cela passe par l'action d'experts et de consultants spécialisés dans le domaine.
La délocalisation crée des emplois et aussi le transfert des technologies de façon involontaire, elle peut être une solution efficace, pour les pays qui veulent sortir du sous-développement.
De toute évidence notre pays n'a pas abordé le problème par la bonne méthode et à cette allure, sans être pessimiste, il a des raisons de craindre que les objectifs fixés ne soient pas atteints.
Le code d'investissement doit être sectorisé en fonction des besoins de l'État. Nous ne pouvons pas avoir un code d'investissement qui soit la copie des codes occidentaux.
De notre position de pays sous-développé nous devons privilégier le rehaussement du niveau de vie des masses. Il faut donc entreprendre des programmes de l'industrialisation par une politique de délocalisation qui est plus fiable pour nos états qu'une révolution industriel et, de là la vraie industrialisation va voir le jour. L'industrie absorbant une grande quantité de main d'oeuvre, elle permettra par la même occasion l'absorption de la jeunesse sans emploi.
Pour une grande efficacité la côte d'ivoire a besoin d'un ministère chargé de l'industrialisation, ainsi donc le ministère de l'industrie doit devenir ministère chargé de l'industrialisation afin de ne pas s'arc-bouter sur les quelques entreprises industrielles existantes mais mener une politique de lobbying auprès des industries en quête de « terre promise ». Notre pays comme bon nombre de pays africains ne n'est pas encore industrialisé, il faut pour cela des nouvelles approches dans ce secteur. Le ministère doit désormais chercher les solutions à notre développement industriel.
Le problème du manque de travail des jeunes ne se résoudra que dans le secteur industriel. Bon nombre de pays africains ont souvent distribué de l'argent aux jeunes chômeurs afin d'entreprendre des activités économique et cela n'a toujours pas donné les résultats escomptés. Le cas des fonds sociaux initiés par le PRESIDENT BEDIE est un cas palpable. Cette approche démontre comment les gouvernements n'ont pas réellement un plan fiable du développement et de lutte contre le chômage. Lorsqu'un gouvernement de pays sous développé demande aux jeunes de présenter des projets ? cela veut tout simplement dire que nous n'avons pas de solution de création d'emplois, donc on peut dire distribution d'argent aux chômeurs, aussi les experts qui analysent ses projets n'ont jamais fait de la création d'entreprise eux-mêmes et ils n'ont pas toujours de l'expérience dans le secteur du projet qui leur est présenté , en general, ce sont des bureaucrates, pas des entrepreneurs.
Le président ADO a promis dans son programme 600 milliards en 5 ans pour la jeunesse il serait plus intéressant d'investir 40% de cette somme dans la délocalisation industrielle plutôt que dans des projets individuels de jeunes. Notre chance est d'avoir un président qui peut courir chercher les ressources financières pour notre pays et nous voulons que nos ministres soient connectés au monde du développement en courant eux aussi chercher des solutions pour la création d'emplois de jeunes en côte d'ivoire par d'autres méthodes complémentaires. ,La délocalisation industrielle nous garantira plus d'emplois que les projets des jeunes qui n'attendent souvent cet argent pour chercher des visas et se retrouver dans les pays développés.
Le rôle de l'industrialisation dans le développement économique se résume comme développé ci dessous.
Augmentation du revenu national.
L'industrialisation permet l'utilisation optimale des ressources rares du pays. Il contribue à augmenter la quantité et la qualité de différents types de produits manufacturés et d'offrir ainsi une plus grande contribution au produit national brut. (PNB).
Niveau de vie élevé.
L'industrialisation contribue à augmenter la valeur de la production par travailleur. Le revenu du travail en raison des hausses de productivité plus élevés. La hausse du revenu augmente le niveau de vie des personnes.
La stabilité économique.
L'industrialisation est la meilleure façon d'assurer la stabilité économique d'un pays. Une nation qui dépend de la production et l'exportation de matières premières tarde à atteindre un taux rapide de croissance économique. Les incertitudes de la nature, la demande limitée et fluctuante de la matière première agricole entrave le progrès économique et conduit à une économie instable.
Amélioration de la balance des paiements.
L'industrialisation apporte des changements structurels dans le modèle du commerce extérieur du pays. Il contribue à augmenter l'exportation de produits manufacturés et donc gagner des devises étrangères. D'autre part le traitement des matières premières à la maison restreint l'importation de marchandises et aide ainsi à conserver ses devises. L'orientation à l'exportation et l'importation des effets de substitution de l'industrialisation de l'aide dans l'amélioration de la balance des paiements.
Stimulation les progrès dans d'autres secteurs.
L'industrialisation stimule le progrès dans d'autres secteurs de l'économie. L'évolution d'une industrie conduit à la création et l'expansion d'autres industries. Par exemple, la construction d'une usine de radio transistor, développe l'industrie des batteries de petite taille (en arrière de liaison). La construction d'usines de transformation du lait ajoute à sa gamme de production de crème glacée. Plantes de crème glacée, etc. (Avant de liaison).
Augmentation des possibilités d'emploi.
L'industrialisation offre des possibilités d'emploi accrues dans les industries à petite et à grande échelle. Dans une économie agraire, l'industrie absorbe les travailleurs sous-employés et les chômeurs du secteur agricole et augmente ainsi le revenu de la communauté.
Favorise la spécialisation.
L'industrialisation favorise la spécialisation du travail. La division du travail accroît la valeur du produit marginal du travail. Le revenu de ce travailleur dans le secteur industriel est donc plus élevé que celui d'un travailleur dans le secteur agricole.
Facile à contrôler l'activité industrielle.
L'activité industrielle par rapport à l'agriculture est facile à contrôler. La production industrielle peut être élargi ou réduit en fonction du coût des prix et de la demande du produit.
Grande portée pour le progrès technologique<.
L'industrialisation permet une plus grande portée pour la formation professionnelle et le progrès technologique. L'utilisation des technologies de pointe augmente l'échelle de production, réduit les coûts de production, améliore la qualité du produit et contribue à l'élargissement du marché.
Réduction du taux de croissance de la population.
L'industrialisation entraîne la migration de main-d'oeuvre excédentaire du secteur agricole aux industries situées pour la plupart dans les centres urbains. Les installations d'assainissement et les soins de santé sont améliorés dans les villes où ces industries s'implantent. Et la population profite, à travers l'adoption de mesures de planification familiale afin de réduire son taux de croissance (en abaissant et en espacant les naissances).
Augmentation de l'épargne et l'investissement.
L'industrialisation augmente le revenu des travailleurs. Elle améliore leur capacité à épargner et les économies volontaires, stimule la croissance industrielle et par l'effet cumulatif conduit à une nouvelle expansion de l'industrie.
Petite pression sur les terres.
La création et l'expansion des industries diminuent la pression excessive de la population active du secteur agricole.
Développement des marchés.
Avec le développement des industries, le marché des matières premières et produits finis s'élargit dans le pays.
Augmentation des recettes du gouvernement.
L'industrialisation permet d'accroître l'offre de biens à la fois pour les marchés internes et externes. L'exportation de marchandises fournit des échanges. Les droits de douane et autres taxes prélevées sur la production de biens permettent d'accroître les recettes de l'Etat. L'impôt sur le revenu reçu par les industriels s'ajoute aux autres source de revenus du gouvernement.
Conclusion.
Pays développé égal pays Industrialisé
Pays émergent veut dire pays qui s'industrialise
Tout cela passe par une jeunesse au travail.
Ministère de l'enseignement technique
La Suite de notre analyse concerne les vrais problèmes de notre l'enseignement technique.
L'enseignement technique et le choix des gérants. En effet, les études empiriques ont toujours montré que l'investissement en capital humain est le moyen inévitable pour stimuler la croissance, le développement et actuellement pour réduire la pauvreté.
L'inadéquation du système éducatif
Plus de cinquante ans après les indépendances dans la plupart des pays d'Afrique, le système éducatif ne s'est toujours pas adapté aux réalités actuelles. Et l'enseignement supérieur ne forme en grande partie que des diplômés sans emploi, incapables d'entreprendre ou de s'insérer dans la vie active dès qu'ils quittent leur formation.
Malheureusement, dans un tel contexte, l'enseignement technique et professionnel qui devrait être privilégié demeure le parent pauvre du système éducatif ivoirien. C'est une des questions essentielles du développement de la cote d'ivoire à laquelle il convient absolument d'apporter une solution adéquate.
Quelle solution pour l'éducation technique en côte d'ivoire ?
A suivre...
Gabriel Diabaté
Ingénieur robotique industriel et control
gdiabate@ecsconcept.us
Encadre
Le contributeur y fait le plaidoyer pour une industrialisation de la Cote d'Ivoire qui va contribuer à résoudre le problème du chômage des jeunes. Etant donné que notre pays n'a pas de marques industrielles internationalement connues pour exporter les produits made in Cote d'Ivoire, ni un savoir-faire industriel reconnu et comparable a celui des allemands, coréens, chinois, Japonais, Malaisiens, Singapouriens., Gabriel Diabaté préconise la délocalisation des industries étrangères en Cote d'Ivoire. Ces entreprises industrielles, il faut pouvoir les attirer de manière active afin qu'elles installent leurs usines en Cote d'Ivoire comme d'autres pays l'ont fait. Aujourd'hui, la concurrence est mondiale et les pays doivent se battre pour attirer les industriels. En Afrique par exemple, l'Ile Maurice a réussi à attirer les entreprises textiles d'Europe. Attirer les entreprises industrielles au pays, cela devrait être le rôle principal du futur Ministère de l'Industrialisation ainsi que d'un nouveau Code des investissements, qui ciblerait les incitatifs accordés par le gouvernement ivoirien, en fonction des secteurs industriels dans lesquels la Cote d'Ivoire aimerait développer ses industries. En effet, la CI ne doit plus se contenter de vendre ses matières premières brutes en vrac et penser que cela va suffire à transformer le pays en un pays dit émergent. Comment se fait-il que les meilleurs chocolats au monde sont produits en Suisse, Belgique, Angleterre et en France, alors que la CI produit plus de 43% du cacao mondial ? Bref, si des usines de transformation étaient installées en CI, cela donnerait du travail aux jeunes ivoiriens. Mais pour que cette équation marche, il faudrait aussi que la CI mise sur son enseignement technique et professionnel afin que nos universités de sciences et technologies forment en quantité suffisante les techniciens et les cadres dont les industriels qui s'installeront en CI auront besoin. L'enseignement technique de la CI avec un (unique) Institut National Polytechnique FHB vétuste (avec en son sein des bijoux tels que l'ESCA, l'ESTP, l'ESA .) ne doit plus demeurer le parent pauvre du système éducatif ivoirien
Kouamé Koffi K.