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Interview (2ème partie)Djibril Bassolé, chef de la diplomatie burkinabé
« Il n'et pas prévu de changer l'article 37 de la Constitution, mais... »
Article publié le: 26 Mars 2012 - Auteur: Retranscrite par SERIBA KONE - Source: lebanco.net
Dans la suite et fin de la deuxième partie de cette interview, chef de la diplomatie Burkinabé Djibril Bassolé, revient sur la Politique au Burkina-Faso

Il s'est passé des choses, il y a un an ou presque au Burkina-Faso, une crise militaire, une mutinerie, notamment au sein de la garde présidentielle, la crise sociale, cherté de la vie, le chômage des jeunes une ou deux mesures phares adoptées pour améliorer le quotidien de la population que vous avez entreprise.
D'abord, il faut dire que le dialogue a été institué, et le dialogue que le Président Blaise Compaoré et le Premier ministre ont choisi comme étant l'élément essentiel de résolution de cette crise, puis des mesures d'urgence pour soulager les populations du phénomène de la vie chère. Il s'agissait pour nous de réduire le prix des denrées de grandes consommations, afin que le pouvoir d'achat faible des populations burkinabé soit quelque peu compensé. Ensuite, des mesures à long termes ont été envisagées, surtout il s'agit pour nous de favoriser la création d'emplois pour ces jeunes. Il faut savoir que cette jeunesse désoeuvrée.

67,7% selon la Banque mondiale, les populations sont des jeunes de moins de 25 ans.
Exactement, cette jeunesse en proie à la désespérance, quelques fois se révolte et peut manifester aussi violement.

Il y'a aussi l'autre problème qui se pose, la sécurité, parce que suite à la mutinerie, il y'a eu des éléments de l'armée, de la police qui ont été radiés. Il y'a des gens au Burkina-Faso qui craignent une recrudescence de l'insécurité et du banditisme. Qu'est-ce qui a été décidé pour cela ?
Du banditisme venant des éléments radiés ?


Oui.
De toutes les façons, il me semble que face aux comportements qui ont été le leur, il n'y avait qu'une solution : appliquer les textes. Bien sûr, après avoir dialoguer, après avoir expliqué la nécessité pour les Forces de défense et de sécurité d'adopter de bons comportements, il fallait quand même, par rapport à ce qui a été fait de gravissime, les attaques contre les personnes, les viols contre des femmes, il fallait réprimer ces mauvais comportements et assainir l'armée des éléments qui ont pu porter atteinte à son image.

Alors, un droit de réponse, sur parole de jeunes, une enquête menée tout récemment par blun-burg a accusé la gamme de lingerie, Burkina-fashion qui devrait donner un côté militant à la marque américain, a été accusée de faire travailler des enfants dans des champs de coton. De quoi s'agit-il ?
Non ! Je pense que c'est une hérésie, les enfants burkinabés comme les enfants en Afrique apprennent le travail en accompagnant leurs parents dans les champs, et moi-même qui vous parle, j'ai été élevé et grandi dans ces conditions. La socialisation veut que le travail soit partagé, avec toutes les composantes de la famille. Non ! Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une utilisation abusive des jeunes enfants dans les champs, il s'agit d'une tradition qui est en cours et qui n'enlève rien du tout à la qualité et à l'aspect sain du travail.

L'avenir du Président Burkinabé, Blaise Compaoré, va-t-il changer l'article 37 qui limite à deux quinquennats les mandats présidentiels?
C'est une question qu'il faudrait poser au Présent, Blaise Compaoré, lui-même.

Mais vous êtes dans les coulisses du pouvoir (.)
Ce que je puis vous dire c'est que dans l'Agenda du gouvernement actuel il n'est pas prévu de changer cet article 37 de notre Constitution, d'une part. D'autre part, le Président Blaise Compaoré lui-même s'est engagé à ne faire, et à n'appliquer que ce que les burkinabés auront demandé de faire de manière consensuelle. Il n'y a pas de risques qu'un acte allant dans le sens comme dans un autre contrevienne, à ce qui a été pris comme engagement.

Dites-moi, monsieur le ministre pour tout le travail que vous faites parvenez-vous à vous habituer à twitter, parce qu'on m'a dit que vous aimeriez bien, mais.pour arriver à faire parvenir vos résolutions aux 140 membres, arrivez-vous à le faire ?
Personnellement, pas encore mais, je vais m'y mettre.

Notre collègue Samuel Kiendrébiogo nous a quittés le 4 janvier dernier, il s'est éteint au Burkina-Faso, en dormant, il aimait dire, « Samuel de Washington », il vous appelait pour faire le point de l'actualité. Qu'est-ce que vous retenez de l'homme et du journaliste qu'il était, aujourd'hui?
Un homme très attachant, très affable qui aime ce qu'il faisait. Il faut dire que sa disparition nous a tous marquée, et le fait de ne plus entendre sa voix sur « La Voix de l'Amérique » a beaucoup affligé les burkinabés. Nous retenons de lui un professionnel de grandes classes qui a contribué au rayonnement du Burkina-Faso, de servir dans cette prestigieuse maison qu'est la vôtre était un symbole de fierté, pour nous burkinabé.

Est-ce que vous allez profiter du festival des Cerisiers qui se déroulent à Washington en ce moment ?
Hélas non ! Mon séjour malheureusement, coïncide avec ces évènements douloureux, pour le pays frère du Mali et, donc suis constamment accroché au téléphone et sur l'internet (.) pour suivre ce qui se passe, et j'en parle avec les autorités américaines, et malheureusement je serai obligé de repartir juste après ma conférence. Pour me tenir disponible, d'abord pour le Président Blaise Compaoré ensuite pour les frères du Mali de manière à ce que très rapidement nous puissions aller vers une stabilisation.

Le coup d'Etat au Mali sera au centre de cette conférence.

Ce n'était pas prévu, mais évidemment, nous en parlerons
Retranscrite par SERIBA KONE
seriba67@yahoo.fr