Les femmes de moeurs légères ont parfois la tâche lourde avec les hommes de poids(Pierre Dac)
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Témoignage d'un franco-camerounais ami et citoyen adoptif de la Côte d'Ivoire
Biya versus Ouattara : la nuit et le jour
Pr. Franklin Nyamsi
Article publié le: 27 Février 2012 - Auteur: Pr. Franklin Nyamsi - Source: Pr. Franklin Nyamsi
Il y a des Camerounais qui respectent et défendent honnêtement le choix démocratique des Ivoiriens comme il y en a d'autres qui s'échinent, financés et dopés en cela par les agences de LMP à travers le monde, à saper l'image de marque de cette démocratie ivoirienne en émergence. Ces enragés contre la victoire de Ouattara ont en commun une absence chronique de cohésion et de visibilité dans la lutte contre leur propre tyran, Paul Biya. Moi, Franklin Nyamsi, j'ai obéi au devoir de cohérence. Je fais partie de ces Camerounais, ouvertement et régulièrement opposés au régime inique de Paul Biya, qui ont très tôt pris parti contre l'ivoirité, contre l'anticolonialisme dogmatique, contre les dérives du gauchisme et du despotisme sous tous leurs déguisements à travers toute l'Afrique. La gouvernance démocratique de nos pays est la lutte essentielle de notre temps et notre temps doit se débarrasser des vieux tyrans de tous poils. Je fais donc partie de ces Camerounais qui considèrent Paul Biya comme la plus grande calamité que notre pays ait jamais connue et qui le démontrent avec force arguments et preuves depuis des décennies. L'Harmattan publie bientôt à Paris, mon ouvrage Critique de la tragédie kamerunaise. Il faut que les ivoiriens apprennent que seuls les anticolonialistes dogmatiques Camerounais ont pris parti pour l'imposteur Laurent Gbagbo. Il faut que les Ivoiriens sachent que de nombreux Camerounais admirent la lutte de leur peuple pour la démocratie, le progrès et la paix. Et s'il ne restait qu'un Camerounais à s'y dévouer par amour pour la vérité et la justice, pour la Veuve, l'Orphelin, le Pauvre, l'Etranger et le Vieillard, ce serait moi ! Fils adoptif de la Côte d'Ivoire, je ne l'ai jamais abandonnée quand le péril l'inondait. Et de nombreux Camerounais avec moi luttèrent dans l'opinion contre les impostures de Beyala et Kelman sur la Côte d'Ivoire. Qu'on n'oublie pas les justes, quand les impies de la gouaille patriotique prospèrent dans une agit-prop stimulée par leurs comptes bancaires fleuris par le sang des paysans ivoiriens. Oui, qu'on organise la défense intellectuelle et communicationnelle de la démocratie ivoirienne, avant que l'opinion internationale ne soit à nouveau noyée par les délires de la galaxie « patriotique » et affidés !
En 1995, alors étudiant en Maîtrise de philosophie à Cocody en raison d'un exil intellectuel et politique qui me conduisit du Cameroun en Côte d'Ivoire, j'étais correspondant pour la presse camerounaise en Eburnée et je dénonçai la montée de la xénophobie dans la vie politique ivoirienne. En 1999, professeur de philosophie et de littérature à Sikensi, je participais à moult colloques et débats avec les universitaires de tous bords pour lutter contre la haine qui montait, jusqu'au coup d'Etat du 24 décembre. Dès 2000, installé à l'Université de Poitiers où je préparai l'agrégation française de philosophie, je portai courageusement l'estocade contre plusieurs de ces dogmatiques Camerounais, impuissants à vaincre le despote Biya mais surexcités par la crise ivoirienne qu'ils étaient loin de comprendre. Depuis 2006 jusqu'à ce jour, j'ai mené, aux côtés des docteurs Alexis Dieth, du Professeur Augustin Dibi Kouadio et du Professeur Yacouba Konaté, et de bien d'autres partisans de la démocratisation réelle de l'Afrique, une véritable lutte intellectuelle contre les ennemis de la démocratie ivoirienne, contre les partisans de l'ivoirité, de quelque pays qu'ils soient. Un livre en témoignera bientôt, qui rassemble nos réflexions. On connaît par exemple, dans de nombreux médias ivoiriens, mon texte de 2011 sur « La responsabilité illimitée de Laurent Gbagbo dans la tragédie ivoirienne ». Dans ce combat pour la démocratie ivoirienne, je n'ai en fait ménagé ni mon temps, ni mes ressources, et jamais je n'ai demandé au RDR ou au PDCI de rémunérer les longues heures passées aux côtés des démocrates ivoiriens pris dans la tourmente de la poudrière identitaire qu'agitaient le Général Guéi, puis Laurent et Simone Gbagbo. C'était un combat pour la démocratie, c'est-à-dire aussi pour l'honneur des valeurs de vérité et de justice en Afrique. C'était un combat pour les vies des êtres qui me resteront à jamais chers dans ce pays de l'hospitalité. Par cette fidélité au drame éburnéen, je ne doute pas qu'on ait raison de me considérer comme l'une des voix camerounaises qui comptent sur le sujet ivoirien. Donc, je parlerai encore. Mais, de quoi donc ? Souvenez-vous du titre de cette tribune. Méditez-le.
Je ne dis ces choses que pour éclairer certaines lanternes fragiles. Loin de moi, l'intention dans cette tribune, d'opposer le président camerounais au président ivoirien. Le duel n'en vaut pas la chandelle tant les planètes des concernés diffèrent. Loin de moi, le désir de rappeler que Paul Biya, parmi les chefs d'Etat du continent africain, fut l'un des derniers à reconnaître la victoire électorale écrasante d'Alassane Ouattara sur Laurent Gbagbo en novembre 2010. L'ambassadeur nommé par Gbagbo à Yaoundé, Eugène Allou, bénéficia d'un traitement de faveur qui ne cessa que quand Biya fut convaincu que son petit frère Gbagbo était cuit. Loin, très loin de moi, le désir de dire que Paul Biya a tiré de la victoire de Ouattara en Côte d'Ivoire le 28 novembre 2010, des raisons supplémentaires pour verrouiller le système électoral camerounais en octobre 2011. Il a tout simplement fait disparaître le rôle central d'ELECAM, qui devait jouer le même rôle que la CEI ivoirienne, au profit d'un Conseil Constitutionnel taillé sur mesure, entièrement dévoué au RDPC au pouvoir. Loin de moi le désir d'exacerber ce qui paraît être comme une rivalité fabriquée de toutes pièces entre deux pays africains séparés par cinq pays intermédiaires, avec des logiques historiques certes comparables, mais largement différentes. Pourquoi intitulé-je donc ce texte : « Biya versus Ouattara : la nuit et le jour ? » Pour trois raisons : a) Les différences de carrière entre Biya et Ouattara ; b) Les différences d'efficacité sociale, politique et économique entre Biya et Ouattara ;c) Les différences de vision d'avenir entre Biya et Ouattara.
Les différences de carrière politique entre les deux hommes tiennent au fait qu'à la fin de ses études, Biya fut coopté à Paris par l'entremise du député français Louis-Paul Aujoulat, qui l'introduisit auprès du président Ahidjo, après un test qui n'était surtout pas de nature intellectuelle selon l'un des biographes et ex-ami de Biya, un certain Daniel St-Yves Ebale Angounou. Depuis 1962, Biya, fils d'un modeste catéchiste et d'une ménagère, vit des deniers publics du Cameroun. Il doit tout au Cameroun, mais le Cameroun ne lui doit rien. Paul Biya n'a pas commencé par exercer un métier dans un domaine de compétence propre. Il a commencé sa carrière comme serviteur de l'Etat postcolonial camerounais, et ses plus grandes qualités, prisées par ses chefs ministériels et politiques successifs, était son apparente docilité, voire sa mollesse, toutes choses qui s'avérèrent marquées du sceau de la sournoiserie dès 1983 quand il trahit son mentor, le despote Ahidjo. Quant à Alassane Ouattara, fils de commerçant industrieux et de chef traditionnel, il a sans doute très tôt découvert la force du travail concret et du développement par l'investissement. Et c'est au terme de longues et brillantes études qu'il s'engage avec succès dans les métiers de la finance. Banquier de son état et expert reconnu en économie politique, il est appelé à la rescousse de l'Etat ivoirien en difficultés par le président Houphouët-Boigny qui avoua publiquement l'avoir choisi pour sa compétence et son patriotisme, déjà comme gouverneur de la BCEAO, puis comme Président du Comité Interministériel de Côte d'Ivoire dès 1990. Au total, Paul Biya est donc le produit de la servilité postcoloniale alors que Ouattara est le produit de la technocratie africaine moderne. L'un, Biya, vint au pouvoir pour ses accointances affectives et l'autre, Ouattara, par ses compétences. Il y a là un fossé, voire un abîme qualitatif inouï !
Les différences d'efficacité sociale, économique et politique entre les deux hommes sont tout aussi nettes. Soulignons-ci quelques lignes de contrastes saillants : Biya a plusieurs fois conduit le Cameroun au rang infâme de pays le plus corrompu du monde, selon les classements de Transparency International. Ouattara a mis l'Etat de Côte d'Ivoire au pas de la raison et de l'efficacité dès 1990. Biya a provoqué la paupérisation de plus 40% des Camerounais vivant avec moins de 2 dollars par jour, par la gabegie et la corruption de son gouvernement et par ses propres libertés avec les fonds publics nationaux. Ouattara, à ce jour, ne traîne aucun scandale de détournement avéré de fonds publics ivoiriens. Et les décisions économiques prises par Ouattara dès son retour à la tête de son pays ont privilégié les besoins sociaux les plus urgents des siens. Biya n'a jamais été démocratiquement élu, en 29 ans d'exercice violent et mensonger du pouvoir d'Etat. Ouattara a gagné le second tour de l'élection présidentielle ivoirienne du 28 novembre 2010. Biya a conduit le rayonnement diplomatique du Cameroun à son degré zéro, à la fois dans la sous-région d'Afrique Centrale où le taux de croissance du Cameroun laisse à désirer. Ouattara redore sous nos yeux le blason diplomatique de la Côte d'Ivoire, en la faisant adouber par l'unanimité de la communauté internationale, par-delà les anciens clivages Est/Ouest. La dernière visite d'Hillary Clinton à Abidjan, comme l'élection unanime de Ouattara à la tête de la CEDEAO après à peine une année au pouvoir, ont fait taire bien des langues mal pendues. Biya réunit à peine un conseil de ministres par an ; Ouattara en réunit pratiquement toutes les semaines. Biya ne va jamais à la rencontre des populations camerounaises au quotidien. Ouattara ne passe pas une semaine sans aller vers les ivoiriens, dans son pays comme à travers le monde, ou sans les laisser venir à sa rencontre. Biya passe le plus clair de son temps en vacances dans son château doré de Genève, faisant contrôler le pays par son système de délation et sa police criminelle.
Enfin, les différences de visions politiques entre Biya et Ouattara sont abyssales, quoique Biya fasse depuis la prise effective du pouvoir par Ouattara, pour tenter de les amenuiser. Biya est un despote archaïsant, attaché à un autoritarisme immobiliste qui fait du pouvoir une fin en soi existentielle. Ouattara est un démocrate républicain, attaché au progrès socio-économique réel et à l'émergence institutionnelle de la démocratie dans son pays. Non seulement Biya fut l'un des conseillers attitrés de Gbagbo en Afrique Centrale, mais de plus, Biya ne veut pas voir apparaître des leaders comparables à Ouattara au Cameroun. Biya, c'est l'anti-modèle de Ouattara comme l'Antéchrist s'oppose au Christ. Précisons le sens de cette métaphore : Ouattara incarne la possibilité et la nécessité de l'alternance politique (le salut) au sommet des Etats francophones contemporains. Biya incarne, comme Abdoulaye Wade au Sénégal par exemple, la stupide soif de présidence à vie (l'enfer) qui sature les palais africains d'arrogance. Comme les adversaires ivoiriens de Ouattara ont inventé l'ivoirité pour l'exclure autrefois, Paul Biya a inventé l'opposition autochtones/allogènes dans la Constitution camerounaise de 1996 pour mieux diviser les Camerounais et régner sur eux par la méthode des comptoirs d'allégeance tribale. Biya se croit plus Camerounais que ses opposants. Ouattara n'a jamais aspiré à exclure un de ses opposants de la citoyenneté ivoirienne. Biya s'excite à exclure la diaspora camerounaise qui est majoritairement hostile à son archaïsme. Ouattara multiplie des signes de réintégration vers ses compatriotes de l'Etranger pour la déclosion de la Côte d'Ivoire. Biya n'est pas un président de l'avenir. C'est un homme du passé et du passif. Ouattara projette son pays dans l'orbe des futures nations émergentes du monde. Non, chers amis, Biya versus Ouattara, c'est la nuit face au jour. Paul Biya, c'est maïs ! Dans un livre récent, l'écrivain congolo-gabonais Ernest Nguong-Moussavou, nomme à merveille Paul Biya : le roi-fainéant. Moi, je réécrirais volontiers : Paul Biya, le roi qui fait-le-néant. Mettez au défi les Beyala, Onana et consorts d'écrire un livre à charge contre le système Biya. Pour ma part, c'est fait. Suivez la parution prochaine de mon livre !
Les réactions
 
Tom  a écrit
06 Mars 2012 09:02:08
merci frère.tu es un vrai intellectuel qui pense réellement aux bien des populations.dommage qu'ils y'a plus de camerounais escrocs qui ne pense pas aux souffrances des autres.camerounais je me demande de quelle temps vous disposez en vous occupant de la cote d'ivoire alors que votre pays se meure.je souhaite que vous alliez construire et développer votre pays au lieu de chercher à détruire le pays des autres qui pense développement.
 
La Main Dieu  a écrit
05 Mars 2012 12:16:21
toi moins tu comprend la crise ivoirienne , les sois disant cmerounais qui parle de la cote d ivoire sans connaitre la realite du terrain.
 
Mam  a écrit
04 Mars 2012 09:15:56
Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Jesus said I am the way, the truth and the life. No one comes to the Father but by me.

??? ???? ??? ?? ?????? ????? ???????. ?? ??? ???? ??? ???? ??? ??.
 
David N'goran  a écrit
01 Mars 2012 02:47:23
Ne t'en fais pas cher Franklin. Il existe dans ton pays adoptif des personnes qui savent séparer le bon grain de l'ivraie. Il en existe comme nous autres qui avons une claire conscience de "ce crâne d'un parent mort qui gît au chevet de l'Etat postcolonial". Je veux dire la bàs, Ruben Um Nyobè, Félix Moumié, Osendé Afana, Ernest Ouandié, le Père Mveng, Mongo Beti, Jean Marc Ela, mais également, ici, Camara Yêrêfê, Benoît Dacoury Tabley, Robert Guei, Rose Doudou, Émile Boga Doudou, Habib Dodo, Jean Hélène, Guy-André Kieffer, Dosso Adama, les 155 victimes de la crise électorale d'octobre 2000, les 57 corps du charnier de Yopougon, les 120 victimes de la répression de la marche de mars 2004, les 7 femmes d'Abobo ainsi que les 3000 victimes de la tentative de confiscation du pouvoir, par Laurent Gbagbo (...) Cher Franklin, nous savons aussi distinguer Achille Mbembe, Fabien Eboussi Boulaga, Romuald Fonkoua, Pierre Fandio, Franklin Nyamsi de Calixte Beyala, Gaston Kelman, Charles Onana et autres écrivailleurs qui ont décidé de faire carrière sur nos malheurs.
Ne t'inquiète pas cher Franklin, car nous autres véritables panafricanistes et amis de la démocratie sans calcul avons en mémoire l'histoire de ces potentats africains qui ne savent que se delecter de la chair de leurs compatriotes à coups de dogmes desuets. Sois sans crainte cher Franklin, car les bruits, la fureur et autres vociférations ne peuvent changer le monde tel qu'il va. Vivement ton livre....pour que je propose une lecture en règle!
Bien à toi.
David Ng.
 
Celine  a écrit
01 Mars 2012 01:09:13
TOI AU MOINS TU CONNAIS LA CI DONC TU PEUX PARLER D ELLE PARTOUT OU TU SERAS.ET TOUT CE QUE TU DIS EST LA VERITE.NOUS ATTENDONS TON LIVRE POUR LE LIRE.TU VOIS LA VERITE ET TU LA DIT TU NE FAIS PAS COMME LES AUTRES MENTEURS. ILS OUBLIENT QUE CHAQUE CHOSE A SON TEMPS ET QUE LE TEMPS DE GBAGBO EST TERMINE.ET QU ON AVANCE.QU ILS VEULENT OU PAS ADO EST PRESIDENT
 
Dohnzo Fah  a écrit
29 Février 2012 03:07:09
reflexion dense,très dense! félicitations,prof.Si vous n'existiez pas,il aurait fallait vous créer parmis les penseurs camerounais! Vivement que le LIVRE sorte,on est impatient de le lire et l'avoir dans nos bibliothèques!
 
Dohnzo Fah  a écrit
29 Février 2012 03:06:56
reflexion dense,très dense! félicitations,prof.Si vous n'existiez pas,il aurait fallait vous créer parmis les penseurs camerounais! Vivement que le LIVRE sorte,on est impatient de le lire et l'avoir dans nos bibliothèques!
 
Dohnzo Fah  a écrit
29 Février 2012 03:01:45
wahooouuu,sublime,brillant!!!
 
Tougna  a écrit
29 Février 2012 07:25:25
quelle classe pour vous ecrits
je vous admire et j' attends impatiemment
votre livre
 
Blabla  a écrit
29 Février 2012 01:56:51
Le renard passe passe chacun à son tour.Qui savait qu aujourd hui le senegal allait étre dans ces problème.Les voici.Les camerounais ne souhaitent que le mal des ivoiriens en fourant leur nez dans notre affaire.Ils n aiment quand les ivoiriens sont en joie.mais choco choco ça leur arrivera
 
Watt  a écrit
29 Février 2012 12:50:57
Sharp writting. May God bless you and give you long life because you deserve to be call a real scolar.
 
Jj  a écrit
28 Février 2012 04:18:09
Les descendants de ce monstre de Paul Biya dé tourneurs de denier publique n ont rien à faire pour attendre. A la mort de ce ZOZO ils vont nous dire comment ils ont fait pour amasser autant d'argent, pour le moment qu'ils en profitent car croyez moi les choses vont changer, j aimerai pas être à leur place ... A bon entendeur salut. On ne peux vivre éternellement et impunément de la sueurs de nos pauvres parents en les méprisant comme il la fait. les rôles finissent toujours par s'inverser quand on se croit trop fort pour mépriser les autres.
 
Gountougoni  a écrit
28 Février 2012 12:07:24
Quelle coincidence!Cet apres midi dans le cafe internet d´un camerounais pro gbagbo en europe de l´ouest j´ai vu un camerounais parler des qualités de Ouattara comme Ali Coulibaly ne pourrait le faire.Le tenancier etant un de ceux qui organisait les rassemblements avec l´argent de cote d´ivoire.Les bonnes paroles viennent de la bouche des belles personnes.Une fille decrit le fils d´Ado ( Ah les belles personnes )
 
Yila  a écrit
28 Février 2012 09:54:32
Merci Monsieur, j'attends le livre...Vous rendez un fier service aux Camerounais et à l'Afrique entière par vos écrits. On attend des intellectuels africains comme vous pour faire advenir "le siècle des lumières" en Afrique, je l'espère et j'y crois. Je m'interdis de citer les noms de certains imposteurs, femmes et hommes, qui pullulent, font honte et desservent le Continent, ils ne sont que des PANATRUCS.
 
Monthana  a écrit
28 Février 2012 09:49:31
wow !!!
Impeccable.
 
Merline  a écrit
28 Février 2012 09:46:50
Enfin, un intellectuel, un vrai intellectuel africain, qui observe, analyse et nous éclaire. On vous attendait Monsieur...
 
Jm  a écrit
28 Février 2012 09:11:41
sublime
 
Bbo  a écrit
28 Février 2012 07:39:35
spectaculaire.
 
Shan Djyt  a écrit
28 Février 2012 05:30:51
Bon je m'incline devant cet article qui du reste m'agace en ce sens que Paul Biya doit du respect à ADO et vis versa. Les grands bavards de chez lui ne représentent pas son pouvoir, on a des mange-mils tout terrain.
Le peuple camerounais dans son ensemble est confiné dans l'obscuritépolitique des tontons macoutes locaux, l'après Biya SERA DOULOUREUX.
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Cameroun: L'après Biya et les Bétis, par SHANDA TONME
YAOUNDE - 10 FEV. 2012 © SHANDA TONME via Emergence |
"Ils gèrent 75% du budget de l'Etat au regard de la répartition des responsabilités entre 2000 et 2012. Et puis, les grands projets dits structurants, c'est encore tous au Sud et le Centre... Comment pensez-vous qu'avec près de 50% de la population, les Bamilékés ne soient que 7% de cadres dans tous les corps de sécurité confondus, c'est à dire armée, police, gendarmerie, garde présidentielle?"

Shanda Tonme n'a pas la langue dans la poche. Une fois de plus il fait une sortie dans les journaux et parle de la part du Lion que le pouvoir de Paul Biya s'est offert.
1.- Oui, les bétis ont profité du règne de Paul Biya, ce que attestent du reste les chiffres, les privilèges par-ci et par-là. Ce serait tout simplement irréaliste et contraire à la vérité de soutenir autre chose. C'est tellement vrai que le parallèle avec les Bamilékés qui ont été carrément écrasés, humiliés et profondément traumatisés sous le règne de Paul Biya, en sert de témoignage.

Source: EMERGENCE http://www.cameroon-info.net/stories/0,31640,@,cameroun-l-apres-biya-et-les-betis-par-shanda-tonme.html
 
Fromager  a écrit
28 Février 2012 05:01:05
Enfin un Professeur digne du nom d'Intellectuel.Merci de nous faire oublier ces coordonniers mal chaussée de la trempe des CAlixte beyala et onana qui refusent de voie la poutre dans les yeux des camerounais pour s'éterniser sur la paille qui est dans l'oeil du peuple ivoirien. L'afrique de demain doit faire le deuil de l'anticolonialisme dogmatique pour s'engager résolument dans la bonne gouvernance démocratique.Elle n'a pas d'autres alternatives. Nous comptons sur vous pour mener ce combat.
 
Wamou  a écrit
28 Février 2012 03:37:28
Quel courage! quelle honnêté! quelle franchise! quelle lucdité!
Faites vous entendre plus souvent car il ya beaucoup de Camerounais qui ont fait du suivisme dans le pb Ivoirien.
Dis moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es(allusion à Koudou et Biya).
Déjà le président-homme d'affaire biya avait d'autres chars à fouetter dans les années 86-89 que de s'occuper du peuple Camerounais.Car à Culstar(Bélqique) il avait son poster dans un garage spécialisé dans la vente des voitures d'occasions.
En tant qu'Africaine j'ai eu mal au coeur ce jour là :
en voyant ce poster de biya à l'entrée de ce garage
Que le nom de Dieu soit béni.
Peace and love
 
Fabrice Yeo  a écrit
28 Février 2012 02:43:29
Vous faites là une bonne analyse. Je connais le Cameroun et la natalité de son peuple. De manière générale, ces deux pays vivent les mêmes réalités sociologiques. La question identitaire est très poussée au Cameroun. La CI est un pays qui se construit vers la démocratie et cela après une bonne lutte. Les questions identitaires qui sont bien connues au Cameroun sont poudrières à mieux gérer. La CI a connu son traversé de désert. Nous espérons que avec Alassane la démocratie va s'instaurer définitivement en CI. Que Dieu aide la CI et l'Afrique dans son ensemble.
 
Forestier De Lahou  a écrit
28 Février 2012 12:53:32
Enfin un camerounais qui ouvre les yeux sur les réalités de son propre pays. Il était temps qu'apparaisse une réaction face aux pseudo-intellectuels panafricano-souverainistes camerounais désireux de semer la zizanie un peu partout en Afrique pour mieux faire oublier la misère sociale et morale qui mine ce pays.
Le système Biya c'est quoi ? Un président nullisime et fainéant qui ferme les yeux sur les pillages systématiques perpétrés par ses ministres et autres sous-fifres, avec l'idée que cette impunité est le garant de la stabilité de son régime. Ce n'est pas très éloigné du système Gbagbo...
 
Koro Kemoko  a écrit
27 Février 2012 07:47:22
Le Prof Nyamsi a ce quelque chose qui le rend toujours exceptionnel. Lorsqu'il ecrit et publie quelque chose, meme ses ennemis n'osent pas ecrirent pour lui porter frontalement la contradiction. La raison pour cela ne peut etre que dans le fait qu'il sait comment PRESENTER LA VERITE. Et une fois la VERITE habillee et presentee dans ces habits que seul le prof Nyamsi sait lui confectionner, elle force le mensonge a garder ses distances. Merci Prof de nous aider a ecrire l'histoire vraie de l'Afrique.
 
Akobla  a écrit
27 Février 2012 06:43:43
Propre ! Merci monsieur Nyamsis, cela nous fait un peu oublier la méchanceté de certains de vos compatriotes envers la CIV et notre très cher Président ADO.

Cependant quand on vous lit on se rend compte que nous devrons changer notre façon de penser vis à vis des camerounais pour comprendre que tous ne sont pas DEMEURéS. Donc c'est compris. A l'avenir je chercherai à faire le distinguo. On attend votre livre et je vous souhaite PLEIN SUCCES d'avance.
 
Bale  a écrit
27 Février 2012 04:37:30
J'avoue que je suis vraiment tombé sous le charme de l'article du Pr Franklin Nyamsi. Article excellemment écrit avec une élégance parfaite.c'est du lourd.
Cet article me fera sans doute oublier ces torchons de Beyala et Onana que j'avais du mal à refouler.
 
Cherif  a écrit
27 Février 2012 04:19:54
erratum: sceau
 
Cherif  a écrit
27 Février 2012 03:54:51
Mon frere Nyamsi, comme toujours le verbe haut, la reflexion raffinee. Pour des camerounais comme vous, il est imperatif que certains de mes freres ivoiriens ne fassent pas de confusions. Je vous lis et je puis vous dire toute mon admiration pour vos ecrits meme si je ne saurai dire que nous avions toujours ete de la meme analyse. Ce texte que voici est une brillance comme l'a ete celui sur les nationalismes. Bien a toi oint du saut de l'intellectuel.