Koné Gaoussou
Il est l’une des figures emblématiques du sport africain. Icône des pistes ivoiriennes, Gaoussou Koné reste le plus grand porte-étendard de l’athlétisme ivoirien de tous les temps. Sprinter le plus capé de l’équipe nationale d’Athlétisme, il décroche dès 1963 la médaille d’or sur 100 m aux jeux de l’Amitié de Dakar. L’année suivante, il accède pour la première fois à une finale des jeux olympiques, ceux de Tokyo, au Japon en 1964. Il finit 6e derrière l’Américain Bob Hayes, le Cubain Enrique Figuerola et le canadien Harry Jérôme. Mais il aura le mérite d’avoir porté si haut les couleurs ivoiriennes sur le plan mondial. Sur le plan continental, il reste imbattable. En effet, il confirme son grand talent en remportant l’or sur le 100 m et le 200 m aux jeux africains de Brazzaville en 1965. En 1967 il remporte la médaille d’or au championnat du monde universitaire à Tokyo. Deux fois vice-champion du monde militaire à Athènes, en Grèce, et à Poitiers en France.
 
Une retraite consacrée aux enfants
 
Après une carrière d’athlète bien remplie, il ne quitte pas complètement les pistes. Les autorités nationales lui font confiance et le nomme entraîneur de l’équipe nationale d’Athlétisme. Il exerce ces nouvelles fonctions pendant dix ans. Puis passe la main. De coach, il est promu directeur technique nationale. Puis arrive le temps de la retraite. Cinq après, il raccroche. Sa philosophie est que la vie a quelque poste, qu’on soit nous sommes de passages. « Voyez-vous, dans la vie il faut savoir s’arrêter. Après avoir été pratiquant pendant plusieurs années, après avoir été dirigeant pendant plusieurs années, après avoir été directeur technique de la fédération pendant plusieurs années, il faut savoir s’arrêter. Quand vous dépasser la limite, vous devenez autre chose. Donc, je sais m’arrêter au moment voulu et en temps réel. J’ai quitté la fédération et je regarde de loin ce qui se passe », déclare-t-il, stoïque. Mais, que fait-il pendant cette retraite ? La réponse est toute aussi philosophique. « J’occupe mon temps à faire autre chose. Je suis oisif. Cela veut dire que je ne fais rien. Je ne fais aucune autre activité. Je vis de ma rente par la grâce d’Allah et ça me suffit largement. » Il revient des Etats-Unis, où il est allé rendre visite à ses enfants. Chez lui à domicile, la maison bruit des cris des bambins, ses petits-fils, qui se disputent entre eux pour des peccadilles. Et le bon grand-père a toujours un mot doux, un mot rigoureux pour chacun de ses petits-fils, auxquels il inculque les principes de l’éducation de base traditionnelle.

LassinaChristian
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Koné Gaoussou
Nationalité: COTE D'IVOIRE